Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

1000 lllST01RE SOCIALISTE Ji~re. Qu"on ,e rende compte qut', par l"èv2nouissemcnt du numéraire, la mono.dt'. pre~que toute de papier, et n'ayant plus de vale,~r intri11,~que, rn11,r:111tailtoute >3 ,alcur du crédit de la Ré,olution elle-même, c·e,t-à-d•re des opéralio11, cle la force nationale; qu"ainsi le signe de toute, le;; v,,le~rs, 1'111-lrnment ,le ton~ le, l'rhanges, était lié à re,istence et à l'acti\·ilé d• la nalio11 cl co11111·11niquailà toutes les propriétés, qui dépendaient de son rnouvcn11'n, un t·,11a,·tt:·rt1na iunal. Qu·~n ,e ,utn iennP 'fUe le, ouvriers des Tilles et les pay;:ans, quand il; prétr·wlaicnl l:ner toutes les denrées, conlrôlcr el cli,iser le ferma~e, prévenir • li-s acr:iparemenl;; •, int 0 rvenaienl d.,ns le [onct'.onnemenl de h pr•J· 1,riété l,ourgPoi,e en même lemp, qu'ils supprimaient la propriété ecclési 1stique. la i,ro1 riN~ féortale tl «tl~ proprif!é Iles nobles qui ue différait de h propriété de, 1,ouri:eois qu~ par I• sentiment poli1i rue des propriétaires. Qu'on •c rappelle enfin qu'à p·oro, c!, ~ b't•n, cc.mmunatll el des forêts, une bataille se !il rail non ~eolement entre les intfr,'ls oomeaux el les inlérNs anciens, non seulrment enlre lPS pay-an•, r,•vPndiqua.'ll les communau, u-urpé,, el l1·~,eignrurs, mais encore entre le, diversrs cat,\:orirs ,te, inlérèls rérnlnlionnnires, el qtIP rabriran t..,, a, li-ans, petits p 1y.ans clérendaient Jeq forêts 1,alio1:>lesconl re les prétentions de la pr pr ét-' c:1· ilali,te, en, ah·,, 1111,, el arc,q,areu-e. Qu'on recueille le• cris de colè.-e dt1 peuplé, l~s gron·lrmenls el jurement, du pere Duche,ne ~oolre la nouvelle ari:;tocralie dr la rirhe-se el con! re les monopoleu~. El on se deman era, eo effet, clans c,·tte sorte d'a::rilalion de tous le, intérêt, et de Loule- les idée-, dans ce trcmhlement un;Yrr,el qui, du sol éb!'alYlé.semble se communiqnn à la racine de !ou, les droits anciens ou nnu..-eam. quel est le sens el quelle e4 la ful'C•', it Cl' moment, 1IP l'i 'éP de pro riété . .\ irai clire, le• contre-révolulionnaires prélendaientqu'ello éLail perdue, anéantie. lb ne se bornai~nl plus à annoncer, rom~ l'abbé M1ury. que J'atLeinL,•portée à la rropriélé de l'Eglise serait invOQ"uéecomme un pr6cédrnt contre toute propriété. En 17it.i. S•'.•irnier,avocat du roi, avait requis devant le Parlement contre la hrochurc ,1,, Bonc,•rf , Les lnconcénienls des droits (i'oda11:r. li ra,ail tlénoncée con.me une nlleintc à la propriél6: • Le ~yslèmc qu'on veut accréditer est encore Jilu, dan:;:rrem par les conséquences qui peuvrnl en résullrr de h parl de, habitant;; dt• la cam1 agne, que l'auteur sen,ble vouloir ameuter contre les ~riimenrs parlirulier:, dont ils rel~vcnt. li est -rai qne ce projet ne se rno:rlre point à décuuverl; on insinue qu'ils ne peuvent que s'adreS:ier à leOt's feignc·urs 1•our demander la suppre~sion cl le rachat ()('-;<lroits eeigneuriam, q ti ne pourra leur être refusé, si loqs les v::osau, ~e r •unb~cnt et sont d'acc-ord pour faire les mtmes offres. Mais n'est-il J!iL, sen,ihle que cette multitnde a•,emhlée dans les différents chàleaux de chaque >eiµneur paTliculk!r, après ,noir demandé cette suppr~ssion el offert le rachat, écbaulfée alon1 par les

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