HISTOIRE SOCIALISTE 1055 ~larat, ne l'avait ni annoncée 11ipre-"<'nlie. ~lai< loul à coup, je ne sais quel large sentiment pupulaire se fait jour dans le l'i:ro D11rltf.me, il a sr11ti évividemment le frémissement <lu peuple, son excitation à la fois in1Juitite el joyeuse de,anl lïnconnu, el c11q11clr1uestablcau:t d'un réalisme idyllique el , E:rO>sier,si je puis dire, il a bien mi.; en lumière le, émotions contraires de la hour,;coi,;ie conserrntrioe et mo lérée qui se replie, el du 1ie11plcqui va ver; l'avPnir. Presque loul le numéro 50 est d'une touche puissante, el comme lld,ert est surtout un récepteur, c·est bien le peuple m.;me que nous voyons en S:'è·ne: « Qu'allons-nous faire de ce gros cochon, se demandent tous mes ba !au ls en parlant de Gilles Cap 'l? - )lais_ dit un président de seclion, il e,L Lolljours notre roi, il est in\'iolable et nous ne del'Ons pas cesser de le respecter, de lui obéir.- Bravo, dit la commandant de batail1011, il u·y a que des incendiaires qui parlent autrement. Comment, foutre, des inèen,Iiaires? Esl-ce dono l'être que de ne pas lais,er meLtre le feu à la maison? ... • J'en,·oie Caire foutre tous ces citoyen:l actifs, el pour me consoler, je m'en ,ais boire t1ae goulle à un petit café du port au blé. Alll foutre-, c1ue je fus Ilien dédomnugé de l'ennui que nrarnienl donné tous ce, bougres de bavarJs' Ju n'eus pas plutôt (pris place) sur un laboureL qu·aussilôl, j'entends clranl·'T à pleine gorge: Ça ira! Ça ira! Vi\'e la nation! Je fous mon nt"t à la port.•: qu'est...ce que j'aperçois? Une tapée de brave; bougres armé; de pi 1ues el tenant bras de:;sus bras dcs;;ous nos buveurs de la veille. « Et d"où venczYOU• donc, vous autre-, que je leur dis? est-ce qu'il y a eucore des [jastilles à prendre! - Ail! Père Duchesne, où étais-tu donc? Nou, ,e11ons de prêter le ,evment de mourir pour la palcie, cl ce rerment ne sera pas celui d'un jeanloutre, tel que celui du foutu cochon qui vient de jure{ à tort et qui a perdu la patrie. • • lié I bien? père Du.chesne, me dit la, ml:xe Ca~uct, l'écailleuse: que pen:;er ,le notre foutu roi de carreau ? Ce que j'en pense, foutre, mon a,is est qu'on le fouU>au:1.Petites-liaisons dans les loges-des in,onsés, puisqu'il u·e,iste plus de clJJILrepour l'y mcllre à l'ombre el l'y tondre comme faisaient nos bons aïeu., au.1 rois imb6ciles el rainé.anis ... Sun le cot1p de temps Cateau !'écosseuse S:~crie : c·est foutu, plus de Capel, plus de liste civile, plu, d'Au.l.ricbienDe; il n'y a pas besoiJl d'un ari:,Loccale pour nous gou\'ero.er et quelque bon bougre comme nons autres y tiendra au~si bien sa place que ce foutu pourceau. qui ne sait que se saoùlei. • On qjJ, comme ça que le peuple e,L souverain : il fau l essayer de notre dl"oil e11nous donoa.nl quelqu'un qui lui convienne. Nous ne lui foutroo.s pas la._couronne. car c'est l'éltigJI.Oir du bon sens et de la vertu ; mais, foutre. nous voulons qu'il soit toujours sans façon comme le père Ducllesne. • ~ le père Ow:hesne ! s'écrie à la fois Lou.l le moule; cuwme le gère DIM:hwle 1
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