IIISTOIRE SOCI.\LISTE 1127 el quel,1ues folliculaires; et voudrait-on leur faire l'honneur de leur r6por11lre à coup, de canon·?• \Rires ri quelque• ap1,lm1di.s.,eme,111,.) Puis, il essayait de détourner !'Empereur de toute pcn,ée d'agression en lui représentant les périls <1u·a_urailpour lui-mOmc la ,ictoire; el celle bypoth~se qui -cml,lail vouer la Ré\'olution à la délaite, indi,po,a 1•,1s- ~emlMe. • Je rfiicns à l'objet es-enticl. b. la gurrre. E,t-rl do l'inlcr,'l de l'Emper,•ur de se lais,er entrainer à celle fatale me,ure? J~ supposerai si l'on veut, tout ce qu'il y a de plus fa\'oralJlc pour ,es armes: 1<.hbien 1 (Jtr'cn ré:;ultera-t-ii-? Que !'Empereur Unira par être plus rmliarras~é de ,e, ,nec", qu'il ne l'eOL été do ses rc,er, et que le ,eul fruit,p1'il rèaliscraùr cclleg111·rre sera le tri-Lo avantage d'avoir détruit son allié cl d'avoir augmenté la pui~- sancc de ses ennemi, el de se, rivaux." .llumwrr,.) Le ministre concluait sur un ton très modér~. très condliant el un peu l.:uml,lr. « Vous dc\'ez chercher, )lonsicur, à 1011, procurer c.lc:;ex1>lic,tliuns sur trois points: 1° Sur l'office du 21 décembre: :l• Sur lïnlen'cnliun do l'Emprreur dans nos atTaire, intérieure:.; a• Sur cc que Sa )l.1jc-lé imptri ,le entend par les S011t·erai11sréunis (11 co11cerlpuw· l'lw,111e11rel la sûre/!' des couro,mes. Chacune do c~:. explicalions demandée à sa ju5lice peut ùtrc donné,• a\'ec la dignité qui cOn\'ient il sa per,onnc cl à sa pui,sancc ... • Je me résume, llt:;,icnr,, el je vais vous exprim~r en un mol le ,·œu du Roi; celui do ,on conseil el je ne crains pas do le dire, celui de la partie saine de la nalion: c'est la paix quo nous voulons. :-:ous demandons à faire cesser cel état di$penùieux de guerre dans lequel la f,1talitu des circonstances nous a entrainés; nous demandons b. rC\'enir à. l'èlat do 1iaix. )l.tis on nous a donné de trop justes sujets d'inquiétude pour que nous n'aions pas ùewin d'être pleinement rassurés. • Le vice essentiel do ce document, c'est d'uccrpler, pour ainsi dire, la di~cus,ion ayec !'Empereur, a1'ec l'étranger, sur nos alfaires intérieures. c·est de s·etrorccr d'ol,lcnir la paix pour la Révolulion en promettant qu'elle sera bien sage, en laissant espérer que si on ne l'inquiète point, elle ne dépassera pas une certaine ligne. Ce n'était donc qu'une reconnaissance conditionnelle de la Hévolulion que paraissait demander le ministre. Mais en vérité, comment aurait-il pu poser autrement la queslion? En exigeant de !'Empereur, frère de Marie-Antoinelle, la reconnaissance publique et inconditionnelle de la Révolution, en le sommant de déclarer qu'il n'attaquera en aucun cas, même si la France renverse la royauté, même si à l'exemple de l'Angleterre de i648, elle décapite le roi, la Gironde acculait !'Empereur ou à une déclaration qu'il ne pouvait faire, ou à kl guerre. C'est seolemenl dans le silence que pouvaient s'accorder la liberté de la Révolu lion el les calcul~ pacifiques de Léopold. Or, ce sflence, la Gironde voulait avant tout qu'il rot rompu el le ministre des alTaires étrangères, ne pou,ant pas se taire et ne l'Oulant pas prononcer
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==