020 11ISTO In E SOCIALISTE mais par prudence, par scrupule et aus;i par allachemenl au parti constitutionnel el modéré qui avail ou croyait avoir besoin de la paix. l•'aile au contraire sur un Ion réservé, celle demande laissait les choses en l'Nal. Elle prolon5cail la paix el les Gironùins voulaienl la guerre. Elle prolongea il aussi l'incerlitude, cl l'échange d'observations diplomatiques qui allait se produire ne décidait rien. L'allente de ceux qui voulaient en finir soit par la guerre, soil par la cerliLude de la paix élail trompée, cl le ministre ail.lit porler le poitls de, ùéceptions et des colères. C'esl lei" mars que Dcles;arl donna communication à l'Assemblée de la note qu'il avait adressée au cabinet de Vienne par l'inlermédiaire de notre ambassa•leur lt des réponses qu'il avait reçues. La lellre de Delessarl était incolore el tiède. Il afflrmail parfois avec une certaine force que la France ne permellrait pas que l'on louchât à sa Contilution; tnais parfois aussi il semblait plaider les circonstances allénuantes pour la RéYolution. « Cc serait vainement qu'on entrcprcndrail de changer. par la force des armes notre nouvelle Conslitution; elle est devenue, pour la grande majorité de la nation, une espèce de religion qu'elle a embrassée avec enthou- ~iasrne, el qu'elle défendrait avec !"énergie qui appartient aux sentiments les plus exaltés.» (Applaudissements ,·éitérés.) ... Et il ajouta il: « Yous m·avez mandé plusieurs fois, Monsieur, qu'on étail extrêmement frappé à Yicnne, du désordre apparent de notre adminisnislralion, de l'insubordination des pouvoir:;, du peu de respectqu·on témoignait par[ois pour le roi. li faut considérer que nous sortons à peine d"une des plus grandes Révolutions qui se soienl jamais opéréus; que celle névolution, dans ce qui la caractérise es,cnlicllemenl, s'étant d'abord faile avec une extrème rapidilé, s'est ensuite prolongée par les di visions qui sont nées dans les différents partis, et par la lutte qui s'esl établie entre les passions et les inlér.Hs divers. « li élail impossible que tant d'opposition el lant d'efforts, tant dïnnovalions et tant de secousses violentes ne laiss~~scnt pas après elles de longues agi talions; el l'on a lieu de s'attendre que le retour de l'ordre ne pourrait Ctre que le fruit du Lemps. » Delessart déclarait que c'étaienl les menaces des émigrés qui sureAcitaient les esp1ils: • Qu'on cesse de nous inquiéter, de nous menacer, de fournit' des prétextes à ceux qui ne veulent que le désordre, el bientôt l'ordre . rena!lra. ( Applaudissements.) " Au reste, ce déluge de libelles dont nous avons été si complètement inondés esl considérablement diminué et diminue encore tous les Jours. L'indilforence et le mépris sont les armes avec lesquelles il convient de combattre celle espèce de fléau. L'Europe pouvait-elle s"agiter et s'en prendre à la nation française parce qu'elle recèle dans son seill quelques déclamateurs
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