850 IIISTOIRE SOCIALISTE tions.) Il faut punir le prêtre coupable. Toute voie de pacification e sl désor mais inutile, clje demande, en e[cl, ce qu·ont produit jusqu'ici tant dè panions réitérés. Notre indulgence a augmenté raudace de nos ennemis; il raul donc changer de système et employer enOn de, moyens de rigueu r. lié! qu·on ne me dise pas qu'en voulant réduire le fanatisme on redoubl era sa force, ce monstre n'est plu;; cc qu'il élail; il ne peul vivre longtemp s dans l'atmosphère do la liberté; déjà blessé par la philosophie, il n'op_poseraqu·uno fùilJle résistance; abrégeons sa dangereuse et convulsive agonie, en l'immolant al'ec le glaivè de la loi. L'univers applaudira à celle grande exéculiou, car de Lous les temps el chez tous les peuples les prêtres fanatiques o nt été les fléaux des socictés, les as•assins de l'espèce humaine; toutes les pa ges de l'histoire sont tachées de leurs crimes; partout ils arnuglenl un pe uple crédule, ils tourmentent l'innocence par la crainte et trop sonvenl ils v endent au crime ce ciel que Dieu n·accorde qu'à la verlu. » (Applaudissements répét,:s.) Ainsi, la lutte se précisait, nette el violente, entre la Révolution el rEglise. Mais Isnar,l, girondin fougueux, témoigne une vaste impat ience de combat qui semble menacer tout l'univers. Le vent de sa parole sè me au loin des germes arùents de guerre. • El mus croiriez, s'écrie-l-il avec un singulier mélange d'in spiration el d'emphase, vous croiriez que la Ruvolulion française, la plus étonnante qu'ait éclairée le soleil, révolution qui tout à coup arrache au despotisme son sceptre de fer, à l'aristocratie ses verges, à la théocratie ses mines d'or; qui déracine le chêne féodal, foudroie le cy_prèspurlemcntaire, désarme l 'intolérance, déchire le froc, renverse le piéd!3slal de la noblesse, brise le Lalbman de la super,lilion, étouffe la chicane; détruit les O,calilés; révolution qui ,ans dfJute va émouvoir tous les peuples, foroer la couronne à fléollir dOl'anl les lob, pl«cer les ministres eutre le devoir el le supplice oJ. verser le /Jonlteur dans le monde entier, s'opèrera paisiblement, sans que l'on puisse tenter de nouvea u de la faire a vorler? Non, il faut un dbwuement à la Révolution française. • C'est cette bille, celle lièvre d'en Onir avec Lous les ennemis du dedans et du dehors qui anime en ce moment la Gironde. Dès qu'elle p arle el à propos de toutes les questions, c'est l'horizon uni\'ersel qui s'enflamme. Cel enthousiasme belliqueux esl plein de grandeur, mais aussi, pour la liberté, plein de péril. L'Assemblée rut un peu e!Trayée du discours d'lsnard. Un membre cria: • Je demande que ce discours soit renvoyé à '.\laraL • El ma lgré l'insistance de la gauche, l'Assemblée refusa d'en voler l'impression. En tre les loi~ trop conciliantes du comité et los lois d'exil proposées par Isnar d, elle cherchait un moyen terme. Et elle demanda un nouveau rapport et un nouveau projeL au Comité. Le projet présenté par François de NeufchO.leauful adopté pre sque en son enlier. Il y eut discussion assez vive sur rarlicle 7, où lsoard renouvela sans succès la proposition de déporter les prôlres factieux. Elle l'ill repou.sée, mais
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