Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

IV HISTOIRE SOCIALISTE hi,toirf'. n'rn po111·rail approfondir c1ue quelques pnrti(':,. ('l 1ù1honlirnil, dan~ l'f'n,emhl<'. yu'U une r,qni,.:.(' ~uprrHcirllr tracée de seconde ou de lroi~ième main. o Ct~rlr", nul n'a plus que moi le sentiment drs lacunes ,~normes qui C\i:o-lenl dans l'hi,toirc t:conomiqnr de la T\l',0l11tion, cl de l'in~uffisance de mon effort J)("l'::-onnrl .'.1 Ir, romblrl'. El je dC'mandrrai rei,:prctucuS<'mcnl il M. Aulard de joindre ses efforts aux 11ùlrr, J>Our obtenir qur l'Etat.Ir, mini-.ti•rrs, la Soci<-té de l'llisloir(' de la nr,·olulion fr:in<::ii,f', 1.1\ ilk· de Paris. proci·dent enfin it la publirntion cl<':-d-ocumc-nts d'ordre l·cn. 11nmiquc <1ui int{•rcl!.11.Cl'nal Hé,olulion. Jll'•qu'iri cr :-ont surtout lrs dorumenls ù'ordrr politique lJUi out l·té publit'·:-:. pro- (·\•..,('rbaux dr ... séanc(';; dc la Conslil11anlc, de la Ll'gislati,c <'l de la Comcntio11, procl•s- ,<'rbaux de la Conunune de Paris, des '-l'anc('c; du club dPs Jacobins, des 3clcs du Comitt'· du Salut public el de la corre~pondtHlCC des commi,;:s.,ircc; de Ja Corncnlion ou ('11corc dr.; S(!;_u1r('-, rl lrarnux du Comité dïnslruction publique. Belle~ publications cL i11di.... pC'n;;;able,. où d'aillC'ur::-, :, qui sail bien lire, il est aisé d(' recueillir bien des ,·,u•m('nls de la Yi(' l•conomiquc cl sociale . .\lais enfin la ,ieéconomiquc- cl sochilcdc la Rt·,ol11tio11 n·a !K•~ ,~tl' 1ni-,c en plci11e lurn ièrc cl lrs docume11ls admirablc-s d('S archives des dt~partrm('nls rt dr P:u•i,;;, sont hors de l:l port{'c de la plupart des chrrch('111·,. Il y a urgence t, publirr d'abord cl i1 n~unir tout cc qui pouna être trou,l' dr~ Caliirr:-1 de~ pal'oi~ses en r;R!). C'r-.t fa qu'c;;;l la , raie pcnsl•e cl('s p:-iy.. a1h. C'f•... t 1:, que lrur ,ir m,~mc se pcinl. Les cahier~ rl•digés par la bourg<.-oi-.ic de" ,illr"- ont. ~ous prl·- tc\l<' de rê ... umcr, de sirnplificr, lai-.-.é tomber les r(',rndications lt•s plus ,hcs. C"('-;L moins de l'organi,alion politique de la socil"lé que ,le son organbation économique <1uï·taienl pn:ocrupés les pay!{l.n~. Tr1\s sou,cnt il:- di-.cnl : 11 1\ous lai~ons l1 de pl11:- ~a,anls le win dr tracrr le plan d'une Con..,litution: 11n1is ,oici quelles sont k;,; c.-011• dition~ d<' 11olr<" ,ic, ,oki rc dont nouss;o11ffrons. » Si l'on a,ail pour toutes lrs régions de la France. pour les pays de vin comme pour le~ pays de bh\ pour les régions du littoral comme pour les grandes plainC'Si du rentre, ('(':,.cahiers si c,pressif~. si de:-cl'iptifs. si amers parfoi:, cl si poignants, dont lrs cahirr~ d<' r \ulunoi-. publi4:s par :\1. de Charma~sc et Jcs cahiers <l'Eure-et-Loir que j'ai cih~, d'apr(•;;; un annuaire cJ(,parlcmcntal nous donnent un frhantillon. nous aurion~ le table~m le plus fourmillant et le plus ,arié de la France rurale. Puis, il faudrait publier tous les documents relatifs à la ,ente des biens nationaux, dr:-, birn'i de premil•re origine (biens d'Église) cl des biens de seconde origine (biens de l'ol'd1(' de \laltc et des 1~111igrés).Si intéressantes et importantes que soient les <'·tudC!-.dr \1. \linès el de M. Lonlchisky, qui onl eu le mérite d'ouvrir la voir, si utile que pui,M' l'lrc la contribution toute rl:cenle et trop sommaire de M. Lecarpcntier sur la ,<'ni<' ùC'~ biens nationaux dans la Seinc-lnf,~ricurc, il reste nécessaire d'a,oir sou'\ lc:ô,.·eux le dl"tAil même des opérations. " ~I. Rou, ièrc l'a fait pour le Gard el. si un tra,·ail analogue était fail, systématiqurmrnt cl avec un contrOle exact, pour tous les déparlcmcnt.s, nous aurions l'idée précise du plus ,astc clt~placcmcnt de propriété qui SC' soit produil depuis les in,asions des Ba.-. bares. li !-Cltlbl<"qu'en bien des poinl:5, la J){'Ur de d\'sobliger les descendants des arqué• 1·rurs de bit•ns nationaux dont plusieurs sont aujourd'hui contrc-ré,·olulionnairc;;;, a arrl'lé les hbtol'icns et érudits locau,. Il c~l visible. par c,cmplc. que M. Elie Hfü~ignol, auteur d'un line tout lt fail subslanlicl et remarquable sur l'llistoire de Carromlissement de Gailhac pendant la Révolution (Toulouc;e 1890), avait étudié très exactement le mou,emenl <les ventes, maii, quïl R:-trdc pour lui une grande part de ses rt•cliC'rchc-; : 1, Dès le 2', mai 1790, écrit-il. la municipalité de Gailhac se mettait à la n•chcrchc de capitalbles pour a,·oir les fonds nécc!'sa"ircs aux acquisitions qui pou,oicnl lui corncnir. le 13 aoùl. clic délibérait de faire sa soumission pour tous les biens situés dan" rn C'üm111unc,' et le :u 1, attendu le:, t< grands a,anlagcs de ces acquisitions>) elle ,·•tcnd,1il ba soumi~ion au). biens situés dan:-i les communes de Brens, ~lontaos, Ennay C't la p,wois--e de Gradillc. Sa soumission fut reçue le 6 et 7 septembre; mais le lrtnail d'l',aluation dC'..,l>ir11:,lr,1ina en longueur et la ,ente, approu,l-c le II mai 1;91 par le

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==