HISTOIRE SOCIALISTE 753 La plupart des Consliluants étaient arrivés à Versailles avec une sorte d'inexpérience touchante de la vie• pratique »; beaucoup ne connaissaient pas Paris, el c'est surtout pour s'assister les uns les autres, pour ne pas se perdre de ,•ue dans la grande tourmente, qu'ils fondèrent les premiers clubs, notamment à Versailles, le club breton. Mais presque tous. dans la demi-solitude de leur province, ils avaient lentement accumulé les idées, les émotions, les rêves. C'est avec un accent admirable que Salle, dans une des premières séances de la Consliluanle, raconte ses longues angoisses : il ne pouvait se promener dans la campagne de France, sans se demander si ces paysans, ce, laboureurs sauraient se réveiller enfin de leur é.:>rpeurséculaire et comprendre la liberté. Et une vision puissante de démocratie rurale, où les couleurs de Plutarque se fondaient avec les idées de Rousseau, obsédait son es. prit. C'est cette force secrète de pensée et de rêve qui soutint toujours la UV. 95. - HISTOIRE:SOCIALISTE, LIV, 95
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