IIISTOir\E sor.1., LISTE 605 anl(•rirnrrs srrairnl cassées? Yraimenl il scra'l trop facile au clergé de simuler un bon rnnloir impuis,anl. <ledé,·011ra((,r rnccessivemrnl les acheteurs el dr garder toutes ses terres en alléguant qu'il n'a pn les ,encire. ,\insi c'ilail bien la ruine complète pour lo·,, Ir, créanciers de l'Elal, dont on se dibarras,ail par la banque:·oulr, pnur les acheteurs de biens nationaux qu'on dépouillait de lrnrs bien, ,an, h•s rembourser, enfin pour les porteurs ,ra,signals qui, percL,nl leur !(:>gcn'avaient plus en main qu·un papier mort, une feuille sùche tombée de rarbre de la Ilc1volnti0n, frappé de la fon,:re. C'était la n,ine ,~e la bourgeoisie active el rérnlulionnairc, la ruine an-si des paysans, achetems des biens d'Eglise el ,ur h•,quels cl'ailleurs la climr, partie du domaine de rEslisc, allait être réla!Jlie. El c'était pour accomi'lir, au profil <:e n:gli-e el du roi, ce meurtre de la b'ranre, qu,, Louis X\ï apprlait l'or <·l les armes de l'étranger! C'est un crime inexpiabl,, mtlmc si ron fait la part très large aux prc'jugés royaux, mème si on juge Ir roi avec le, iùées que. comme roi, il JIOUHtilavoir alors. li rn,ait ùien, par l'exemple de l'.\nglelerrr, qu'une monarchie ab,uluc peul rn transformer en monarchie con,titulionnclle ou parlemcnlaire sans que la nation pélis,e ou mil alfaihlie. [1 sa,·ait bien, par ~a propre exp<'rirn,:e, que la l,anq11Noule riait mortelle pui-quc c'est pi,ur l'écarter quïl avait couru tout s les chances dr la co111ocali, n des Etats-Généraux. Quand il fai,uil appel au, sabreurs Cro,1tes pour imp11ser à la France un régime d'absolutisme et de hanqucroulr. il sacrifia'! à son mo11>lrucux ég,,ï,mr, à sa vanité doucereuse el e,as, érée, ce quïl saYait lui-môme ètre le bien de la patrie. Elce sont les rlescendanl<, plu; ou moins directs, de c,•llc trahison roy,1le qui osent aujourd'hui se donner comme 1i,, sruls garrlie11s de l'esprit• national! » A q1.el ahêtis,ement serait de:,Ce!Hlu nutre peuple s'il pournil prendre au ::érien, loul ce nat:onalb:nè de félonie et de tnPnsoric:-,, ! ~lais ce n·r,l point tout cela qui Lourmcnt,1iL à cc m,,menl le b,uon de Breteuil. Dans la lettre si grave rnr la ùanquernule et les assignais, un seul mol lui a,ait fait ùre,sfl' l'oreillt': le num de :\1. de Saint-Priest. :--·est-ce pas lui qui allait <lc,enir, dans le, résolutions de la premi~re heure qui entraineraient tout, le conseil, le ministre dirigeant'/ « Je ne puis avoir d'avis sur le projet du roi, relali\'ement à ~!. <leSainlPriesl, parce que je ne conçois pas bien ce que se propo,e Sa ~lajeslé. Il est incoulesla!Jle, comme vous le remarquez fort bien, que le roi contracterait un bien grand engagemenl a,ec lui, en l'emmenant, si c'était pour avoir un conseil ,, portée pour les premières démarches. » Quant à la banqueroute, il se ré,erve : • toute délerminatiou relalirn à cet objet serait anticipée. • Pendant que se préparait ce grand crime contre 1.t Révolution el la pairie, pendant que la royauté« nationale• machinait avec rétrnnger, peu empressé d'ailleurs el rechignant, l'inrnsion, la banqueroute, l'anéantissement de la
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