6î8 IIISTOinE SOCIALISTE « Recommandez ri M. de Bombelles la plm grande prudence et une grande circon,perlio11 ri.<-ri-1•i< du comte d'Artois./,(' ,·oi craint, et avec raison, qu'il ne ret'ienne q1tf'lq11Pchose de ses projets à M. le prince dl' Condé, et que ce prince, pomsé par so11ambition et lP désir de jouer u11 rdle principal, ne li.die ff'.dcution de son entrrpri<e chimilriquP, Pl vou<smte= asse: quelles e11 seraient les conséqurnces Pt lrs inco11vénin1tspour celle que le roi veut exéculf1r... « Le roi est de votre aYis de diflérer les négociations relatives à une confédération à former contre la Prusse, la Hollande et l'Angleterre, jusqu'au moment où les dispositions fal'Orables ou défavorables de ces puissances seront mieu'< connue~. aùHi que sur les avantages ou sacrifices à accorder pour pri.x des .</'l't'Îce< q11'011aurait 1'1'11d11s. S M. a toujours r~pugné, et ~on projet n'a jamais été de les offrir, mais de les accorder si cria devenait absolument n,!cr,.1aire. Bile avait mime pen,é à ne s'y décider qu'en faveur de l'Angleterre. • La lellre est du 2 avril, mais soumise à correction elle ne fut pas expédiée tout de suite et les dernier, paragraphes se réCèrent à des événements un peu ultérieurs: • D'après ce qui s'est passé le 18 (avril) le roi sent encore JJlus 1h·emenl la nécessité d'agir et d'agir promptement; il et décidé à tout sacrifin à re,éculion des projets qu'il a formés et, pour y parvenir plus sûrement, Sa ~lajesté s'est décidée à adopter un autre système de conduite; et, 7io11re11dormir {f's factieux sur ses véritables inte11tiu11s,il aura l'air de recomiaflrr la nécessité dr sr mettre tout à fait dans la révolu/ion, de se rapprocher d'eux; il ne se dirigera que sur leurs con<eilsri préviendra sw1s cesse Ir t·œ1, de la ca11aillr, afin dr leur dter tout moyen el tout prétexte dïns11r1wtio11, ri afin de maintenir l<1tranquillité Pl lettr inspirer la confiance si 11éce«uire pour la sortie de Paris. Tous le.ç moyc11$doivent ltre bom pour parvmir ri ce but. On 1lil qu'on va demander le renvoi de toute sa mai,on, il sera accordé, et celle circonstance pourra peut-être fournir un peu d'argent. • • D'après une lettre très pressante du comte d'Artois, dans laquelle il parais-ail disposé à aller joindre le prince de Condé (pour tenter une brusque ill\•asion en France) et où il appuyait beaucoup sur le, moyens qu'il avait, on lui a mandé d'envoyer un homme de confiance pour être pleinement instruit de ses moyens et se concerter avec lui sur la possibilité d'agir. On a imaginé ce moyen pour le reteuir où il est et gagner du temps. On va aussi envoyer au prince t.leCondé un nommé Col)ti, homme de confiance de ce prince, pour lui rendre compte de la position du roi et l'empêcher d'agir, en lui représentant les danger, auxquels la famille royale serait exposée si l'on 1·oulail tenter quelque cbo~e en ce moment. » Ainsi, à la fin de mar, tt au commencement d'avril, les résolutions du roi étC1i1•ntarrêtée, : le plan d'évasion et de négociation ultérieure nec l'Europe était tracé. La lettre du comte de Fersen au baron de Breleoil porte, Je
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