IIISTOIRE SùCIALISTE 0i7 duite par les princes, c'est-à-dire par lui-même. Il déconseillait donc très vivement le d6part de Louis X\'l. Sa présence à la lêle des troupes de la contre-révolution aurait relégu~ les princes dans l'ombre, el les émigr6s, toujours infatués, redoutaient que le roi, môme à la tête d'une armée de nobles et d'étranger,, transigeât encore avec la R6volulion. Que Louis XVI, à ses risques el périls, reste donc au, Tuileries; s'il est tué par les révolutionnaires, si les premiers mou l'cmen Ls de l'armée d'invasion soulèvent le peuple contre le roi el la reine, ce « forfait• aura un double avantage. Il animera encore contre la ~'rance révolutionnaire la colère des soul'erains, peut-ôtre mi\me l'ignorante pitié des peuples, el il ùélJarrassera la monarchie d'un chef hésitant cl faible. De Breteuil, au contraire, voulait avant tout le salut du roi el de la reine el le r6lal,lissernenl de l'autorité monarchique par eux et pour eu,, non par les princes et pour les princes. La communication faite par le comte de Fersen, au nom de la reine, au baron de Breteuil est donc comme le sceau aux résolutions prises . . . . • Le roi pen<e comme vo11ssur les conclusion, à tirer dPs dilf,'· rentes lettres de .11.dP .IJPrcyet il est convaincu que son c/t'JMrtde Paris esl au préalable nécessaire, sans lequel aucune personne ne i·oudm s'engager à se mPler de ses alfairPs et â le secourir; mais S. ~J. n'a pa, lieu d'être aussi conrnincue que vous paraissez l'èlre des dispositions acli,·es de l'empereur à son égard; re que ce prince a dit à M. de Bombelles et qui esl même revenu nu roi, qu'il a rlt1dire à d'autres personnes, ne s'accorde nullement avec cc qu'il a mandé lui-même à la reine. • Après beaucoup de prole,lation~ d'amitié, d'intérêt el c\e sensilJililé sur la position de LL. ~BI., l'empereur dit clairement que le, embarras où il se trouve cl ceux que ses voisins pouvaient peul-Mre encore lui susciter, l'emrêchcraient de favoriser en ce mom·nl el d'une manière aclh•e les projets du roi pour le rélablissemenl de son aulorilé. Il exhorte à la patience cl à remcllrc à une époque plus éloignée l'exécution du plan que le roi lui a communiqué. " Celte différence de langage ne peut selon moi être allri!Juée qu'au penchant nalur~I de l'empereur pour la paix, à la crainte qu'il a d'en compromellre la durée par une démarche un peu prononcée en fa1cur du roi, à l'indécision de son caractère, el à l'embarras qu'il éprou1e de donner nn~ r6ponse positive de ce genre aux personnes 9ui lui prouvent combien la position du roi e,l affreuse et com!Jien la cause de S. )1. étant celle de tous les souverains, doit être protégée par eux ... " Le ,·oi est toujo11rsdécidé à partir dans les q11incedemiers jours de mai; Sa Majesté en rnnl la nécessité et espère avoir reçu, vers celle époque, les réponses d'Espagne et avoir rassern!Jlé l'argent nécessaire pour su!Jvenir aux dépenses du premier moment ...
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