HISTOIRE SOCL\LISTE 075 puissance ne voudrait entendre aucune proposition d'accommodement, et voudrait meure obstacle à l'exécution de leurs projets. • Celle marque de confiance la flallerait, el ne pourrait que !''intéresser davantage à leur réussite. Comme celle ouverture passerait par le baron de Taube, dont l'attachement pour son maitre el pour LL. i\1:1.1. m'esl connu, je lui manderais de n'en faire que l'usage qu'il croirait nécessaire et le plus avantageux pour LL. ~Dl. » Ainsi, il est entendu de Loule façon que le Roi partira. Toute la qneslion esl de savoir s'il attendra pour partir que des traités fermes avec les cours étrangères lui assurent des secours certains en hommes et en argent, ou si au contraire il brusquera, par son départ, les lenteurs diplomatiques, les hésitations el les réserves des puissances étrangères et mettra les sournrains de l'Eur_opeen face du fait accompli. Or, la rai:;on décisive pour laquelle Fersen incline visiblement au départ prochain, c'est que la France s'accoutume à la Révolution et que, si l'on tarde encore, tous les citoyens, tous les particulier;; y trouveront des garanties de repo, et de paix. C'est uniquement l'intérêt du Roi, opposé à l'intérêt de la France, qui compte. On se décidera donc à partir, même sans avoir des traités précis avec l'étranger, mais assuré de ses bonnes dispo,ilions. Et au besoin, pour obtenir la neutralité de l'Angleterre, en faveur du Roi contre la l'rance, ou le gagnera par des sacrifices raisonnables, c'est-à-dire par l'abandon d'une partie du territoire, de toul ce qui reste du domaine colonial. C'est la trahison flagrante et cynique. Quant ::u manque d'argent qui parait faire hésiter l'eroen, il surprend un ))CU quand on songe au, 1ingt-cinq millions de liste ci, ile dont disposait Louis XVl: mai~ il n'avait pas une forte avance el il avait besoin ù'une grosse somme pour solder d'emblée une armée de soldais étrangers. C'est au second parti, au départ prochain, que s'arrèlèrcut le Roi el la Reine, ou plutôt il est visible qu'en le préférant, Fersen se conformait à leur pensée, il s'agissait seulement de donner une forme un peu solennelle à la ré• solution définitive qu'on allait prendre, et de pouvoir produire au besoin un document authentique où les raisons de LL. MM.seraient exposées. La lettre adressée parle comte de Fersen au baron de Taube lei" avril 1701 montre qu'à la suite du mémoire de Fersen c'est au départ le plus prochain possible que Louis XVI et Marie-Antoinette avaient conclu: En chiffre: • Le Roi et la Reine de France m'ont chargé de témoigner au roi (de Suède), combien ils sont sensibles aux témoignages d'intérêt que S. M. leur donne: ils aiment à y compter et cette certitude les a déterminés à communiquer à S. M. le plan qu'il ont adopté. • La position où se trouve le roi de France dernnant tous les jours plus
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