674 llISTO!IlE SOCIALISTE d'Autriche, résidant à Druxelles) el le baron de Breteuil (chargé par le Roi de négocier avec les cours étrangères) semblent l'iruliquer tous les deux. La réussi le en est fondée sur de grandes probabilités, l'Empereur el l'Espagne sont bien disposés, mais l'Espagne ne sail rien faire sans ]'Empereur, el celui-ci, par une politique mal entendue el une pr6voyance craintive, voudrait retarder l'époque de manifester sa bonne volonl6. « Les puissances du Nord sont bien inlenlionnées, mais leur éloiguemenl et la guerre des Turcs, les empOchcnl de seconder les vues de LL. riL,1., d'une manière active; ou esl assuré de la Sardaigne el de la Suisse, el ileslplus que probable qu'une démarche de LL. MM. bien prononcée déciderait ces deux puissances qui peul-êlre ne sont indécises que par le doute où elles sont de la fermeté de la résolution de LL. MM., el la crainte de se compromellre inulilemenl, si elles changeaient; M. de Mercy semble l'indiquer dans sa lellre. • " Une telle démarc/1Paurait quelque chose de grand, de noble, d'imposant et d'audacieux dont l'eflet, tant dans le ,·oyaumc que dans toute l'Eu1·ope,serait incalculable; elle pourrait ramener l'armée et préserver sa décomposition totale, elle ramènerait la Constitution, ET E1ni:cuERAIT LES FACTll:cx o'r FAIRE LES CHANGEM.ENTS.NÉCESSAlRES rOUR LA RENDRE SUPPORTABLE ET coNsoLrnEn L~ névoLuTJONe;l, faite eu ce moment, elle rendrait uliles au Roi les mouvements des princes qui, s'ils agissaient seuls el qu"ilseussenl des revers, ne Iourraient dans un aulre Lemps, plus senir la cause du Roi. • • Quel que soit le parti que LL. 11M. adoplenl, on croit nécessaire d'attendre les réponses de Vienne el de l'Espagne sur Je plan qu·on leur a communiqué, afin de bien connaitre leurs dispositions el ce qu'on en pourra espérer. • Si le premier parti est adopté, il faut arrêter les préparalits de Bouillé elconlinuer à négocier. • Si c'est le second qui est préféré, il faut continuer à tout préparer pour l'exécution, s'occuper à trouver l'argent nécessaire, el choisir une personne bien intentionnée el capable, qu'on enverrait dès à présent en Angleterre, pour sonder habilement el sans se compromettre, les intentions de cette puissance, el qui ne recevrait ses instructions qu'au moment du départ du Roi; elles seraient de traiter pour obtenir de celle Cour sa neulralilé parfaite, soi/ par des sacrifices raisonnables, soit en l'y forçant par Je concours des cours du ;-..ord,dont les dispositions nesonlpas équivoques, mais qui, vu leur éloignement, ne ~auraient secourir le Roi d'une manière plus directe. • D'après la cerlitu,le que LL. :vrn. ont des inlenliQns du roi de Suède el de son désir de leur Oire utile, trouveraient-elles quelques inconvénients à m'autori,er de lui coinmuniquer de leur part le plan qu'elles ont adopté, et 1<' projet qu'elles onl de prollter des bonnes dispositions qu'il manifeste, en réclamant ses bons offices pour contenir l'Angleterre, dans le cas où celle
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