Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

pcr qu,• ,ruhjeh tpmpor,•ls ... Oui, ~lonsieur, la reli!;iOn c-t toute ,piriturlle: 5011, cc rapport, clic est indépendante de l'autorité civile. Tout le mon1le en run, icnt et l'.h,embléc nationale a rendu un hommage solennel à celle ,élit,•. )Jais celte religion cst enseigné<· par des hommes, elle e,l placée au milieu des homme- pour lrur bonheur. • Elle toutl,r par to11slrs point, a11x divn,e., in.stit11tion.<social1•s; elle doit do11r Pire orr;1111i,,'rpour fr plus (Jrrmd birn pos,ible dr la socù!té: il faut do11rqu'elle puis,e se prt<trr ti toutes se, i11,litutio11.,sani NI diranqer aucune ... l} 1111sles r,'qiom cliaurl,•s et fertiles de l'lt11lie et de l'l:<J)fl(/llr, où rtwmme co11sommc peu, où le lrm,ail d'u11e jourm'c s11ffit pour le nourrir une semai11e entière, où, dam l'impuissance phy,ique (/(, soutenir d1•soccuprttiom longue., rt phliblrs, l'oi,fret,< roi pour lui le souremin hiN1, lrt rrli- (Jion pelll et doit offrir 1111 aliment à son imagination JH•r la pompe dr sr, cr'dnwnù•.,, les [,'te, /Jfl1t•r11têtre 1w1,1brru,es sans qu'il e11rrsultr a11rn11incum;énien/. • .lfrti<,dam 1111 cli1111llfroid et .,t,'rilr, uù il 11rpeul arracltrr .,a sub,i<- tanrr à la terre q 11c pa,· drs lmt·rw..t lonq, ri pénibles, ,i les ftltr., sont tr"p mullipliù,, si rlh•s sont placée< dan, Ill saiwn rlPs travaux lrs plus néœ,sai1·c.,,pou,· .,rn•ir /Jieu les lwmmrs .,011/r:rpo,1', à 1110urirdr faim. • La lllllion n'aurait-elle do11c p11s le droit, mrdgré le clerr;é, de 1·Mui,•e lr 110111brf'de ces filles, 011de fr, placer à des époques où elles srraienl 11win, 1111isibles ? • Il i111pvrteso11t'eraineme111 à la ,ociét,' que tolites le, pa,·tir., dr s011territoire re11dmt le plu., grand produit po.,sil,le pow· favorise,· la population eu foumi.<,a11t aboml111,1me111 à la s11b.,i,t1111adr ses numbres. « Il lui il111,nr1cque les terres soient divisées dans le plu., r;rand 1101111,re de mains po.1sibl1•, afin d'iutére.,.,er 1111 plus grnnd nombre d'homme., au 1,wi11tie11de l'ordte. Ce double but ,<tait mal rempli par la ma11ière do11t lr, 7,ossr5,io11sdu cleryé étairnt placées ri administrées; l'.l<semblée natiu11alt· amit donc le droit d'en l'aire une application <lilférente. • li imporle à la société que tous ~es membres travaillent à son profil, il lui im1,orte que nul n'obtienne une récompen,e -ans amir bien méiité d'rlle · on a donc pu, on a donc dù détruire tou, le, tilrcs sans fonctions qui olTraienl un appàt séùui,;ant à l'oisivelè puis~ante, détournaient un,' foule dïndi\·idu, d'cm]'lob utiles où ils auraient pu rendre des services réels à la patrie ... • Enfin il importe à la socit1lé qur tous ceux qui exercenl dans son sein qucl<JUCfonction publique, Cassent respecter et cht'rir le, lois tians les11ucllc, clh• a po,,·. le fondement de son bonheur et de sa prospérité: elle a clone le druil dt• ,a,,urcr du patriotisme des ministres de la religioa. • Si ces minbtre~, loin d'~tre soumis aux lois de leur pays, profilent de l't·mpire que la n•li 6 ivn leur tlonne sur des conscience, faibles, pour srmer l'r,priL dïnsul,ordination et de révolte, la société doit les repousser de son

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