Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

lllSTOII\E SOCI.\ I.ISTB la religion r.J111aine, à ra11toritü ,pirilut>lle du [l;lpC. Qu·,,,h ir11·lra-l-il Ir jour où l\omese I rélenclra frappé·. où Il' pape procla111craque son autorité ,pi"it11•'lle esl nJéconnnc? Bien menace ~era 11\rompromis imagiué par les jan~l•ni,l1~~. accepté par les philosophes el approu1é par le• p11lili<1ue,. Sohanlc-un curés d, pulés pr~lenl le ,ern,enl aus,itùl après Gré.~oin•. r.·ètail un ebilfrc impurtant; mai, comme on esl loi11du mouvement µrc,quc unnninw qui emporta le bas clergé à se réu1.ir au~ Comm1111,•scl à voler l'al,.,Jilion des dime,! t::,idemmenl un gra11d lroulllc a ,ai,i une partie clt>spr(·lres. El à quoi 1.,,,11 méconnüîlrc que plu, d'un, a'.-,;~<ezlbpo:-;aé fair{)hon marché de~ a,·;_tnla~"=-- malèrids, hésHa à la pcn,ée dè compromettre la foi dont il élail le gartlieu ! Le soulèvement rcli~ieu, eût élé plu, fa•·il,• à vaincre s'il 1t"yamil •·u <!UC cupidité el par,ule. La ,inc(•rilé pa,,ionn(•e el parfoi, héruï(1ue d·une partie des 1,rMrcs cl de, fitlèle, fil la f,,rce de la ré,islancc: el comment de, iu11es haLiluécs au, terreurs du ruy,lèrc 11ïma:;incraienl-elle, point que tout ce qui modifie 1a r.on-..'it11li n n,êrne p:...lt'-ricure (le l"Eglbc rbque au muins d·dneurer le (l.,gme où,cur qui réside eu elle·? Préci,<'mcnl parce qu'il est mistèrit>u.< on ne stil au jusle j11,,pt"ot1 s'étend ,a ,phère; el quel ùrame pour ce, consciences de pr,'trc, ,c !lennn,:a ,l ,i clic, 11\in,piétaient pas sur le ,li vin! cl ne n•cucilla11l, dans ro:uhre où elles étaient accoutumée,, cpe de, r~pon,e, i11crrl 1i11,,s el de flollanlPS lueurs! L'Assemblée sïmµali,•nle, el le 3 ja111ier lîfll, ,ur la propo-il:011 de Darnal'e cl ùe Lamclh, clic decide que si le !en cmain 1,,, ccclésia,li,Jll"' ou fontlionoaire, public, n·en ont pas fi11i a,·ec la ror111alilé du scrmPnt, ils seront ùécbus. Le lcuùemain, ,ingl-lroi~ mcmhre, de l'As-emhlée, tous curés, J r'tenl le scrmenl. Le ô, llarna,e dt'mau<le qui' ccu, c1ui u·~n·,,irnt pas C'ncorc juré, soient inlerµellés noruinali,enwnl par lé Pré,iùenl. L·érèqne d'.\g-·n molite à la triuune el déclare qu'il ne jurera pas. Lt•clèrc, curé de la Com'ie, député clu baillia,;c ct·.\.lcnçon, dit q,1'il est enfant tJ,, lïèglise c~ll1,,li I'"' cl (JllÏl ne peul jurer. Couturier, curé de Senti;, ne veut jurer 'lu·~vcc rè,cr,e. L'évêque de Poitiers dil: • Je ne veux pas dé,hooorer ma virillc;sc en prèlanl le ~erment. • (Voir Robinet). L'A,semlJlée, irritée, ùécitle enfin sur u111'nvu,clle 111olionùc 1J;1rna,·e, que Lons ceu,, évèque, ou curés qui n'ont point juré ;oient déchu,elque leurs "'iè_;cssoient <léclaré:-raranl,;. En fait, c'èlail appeler du clergé, à demi r0:·rada:re, au pays. La Halaille était incerlaiuc encore: ou môme l'Asscmlilée pouvait e,pérer, à crtre date, qu·,•11,,aurait raison du mou vemcnt. Si les élection, se fois.lient partout ou presr,ue parlonl paisiblement, ~i partout il y a,ail des candidats co11stit11tionnels et o,sermeolés aux fonct:O11s de curé ou d'è,~.JUt', la réshlanoc ù,•s rélraclaires se las,erail sans doute, el la flévolulion aurait échapp<i au plus grand des dangers.

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