632 IIISTOIIlE SOCIALISTE pu laisser des doules. Un mol aurait pu fixer loules les incerLituùes etcc mot n'a pas été dil ... • "flabitants d'une province qui/ut, pendant plus d'un siècle. le théâtre des querelles et des dissen,sions,·eligieuses, qui plus que nous a droit d"en,·edouler les tristes effets? Quelle province du royaume a eu davantage à gémirsvR LES SUITES TERIIIBLES DE LA DIVERSITÉ DES CULTES PUBLICS.•• La paix, la concorde, un jour plus pur onl succédé à ces temps func5les, à ces siècles d'horreur. Puisse celte tranquillité, celle union n'être jamais lrottblée par une diversité de culte que nos mœurs ne nous permettent pas d'envisager sans terreur! • • Ah 1 loin que nos désirs appellenl la punilion sur la lôle de nos frères errants, nous volerions, s'ils étaient menacés, nous placer enlre eux el les peines qu'on voudrail leur inOiger. Nous applaudissons à tout ce qui a élé décrèLé pour assurer leur élat cil'il, leur liberté de croire et de penser. Que les consciences soient libl-cs; nous détestons loute violence qui aurait la croyance pour ohjet ; notre religion dédaigne les hommages forcés; celui d'un cœur libre et persuadé est le seul dont elle s'honore ... • • Mais en demandanl que personne ne soil trainé malgro lui aux pieds de nos autels, nous demandons avec non moins d'inslancc comme citoyens e~ comme catholiques, quïl ne soit pas élevé autel contre autel, et q11'e11 laissant à tout pa,·ticulier la liberté du culte privé ou domestique, l'Assemblée nationale déclare la ,·eligion catholique la seule religion de l'Etat et défende expressément tout autre culte public et solennel. » c·esl un monument d'intolérance hypocrite et douce1·ruse. Les Chanoines de L11ço11veulenl empêcher le retour des guerres de religion enlrc protestants el catholiques: et comment·? E,l-cc en demandant ù la loi de prol•'ger erficacemrnl la liberté des uns èl des autres? Non, c'est en supprimanl pour les protestants la liberté du culte public. Mais quel élal d'esprit supposent, dans cette province et dans la plupart des provinces, des manirestations pareilles! Le clergé avait à se défendre, la vente de son domaine était décidée; les colères contre « les calotins » commençaient ù éclater dans quelques grandes villes; el, à ce momenl même, le clergé ne craint pas de demander contre le culte protestant des mesures de rigueur. El il ose dire, il peut dire que la liberté des cultes provoquera une agitation sanglante! Vraiment oui, la lutle entre l'esprit de la Ilévolution et l'esprit de l'Eglise est inévilahle, et on devine combien la Constitution civile du clergé va èlre exploitée conlre la Révolution dan& ces provinces de l'ouest dont le sombre fanalisme caLholique étail chaulfé par les prêtres dès les premiers Jours. On comprend ainsi que la Constituante, malgré la liberté d'esprit philosophique d'un grand nombre de ses membres, ail cru utile el même nécessaire de s'arrCter au compromis de la Constilution civile. L'Assemblée, pour arrêter cette agitation croissante voulul frapper un
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==