HISTOIRE SOCI.\LISTF. 6.'lt • l'ious avons désigné les objets sur lesqa~ls pouvait s'etercer la compétence des conseils provinciaux. Nous avons déclaré ne pouvoir participer en rien dans l'or<lre des ohjets spirituels Ades délibérations émanées d'une p uissance purement cil ile (1Assemblée Nationale) qui ne peut pas s'élen<lre sur la juridiction spirituelle de l'f:glise. • • :'.'ionsarons réclamé, pour les objeli parement spirituels, le recours au, formes canoniques cl pour les ohjels mixtes, le concours de la puis~a nce civile et de la paissance ecclésiastiques. Nous arnm rcru,é le serment sur tout ce qui concerne les objet, spirituels dépendant de l'autorité de l'Égl ise. Nous avons enfin demandé que I'A•~emblée Nationale •uspendil re,t'rnli on des décrets dans les dé1>arlements, jusqu'à ce que rtglise e0t manifesté ,on yœu par la voix de son chef ,isihlc (le pape) ou que les formes canoniq ues eussent été remplies. • Les archel'êques de Rouen, de Reims, d'Ah, d'Arles, d'Albi, de Toulouse, de Bourges, les évêques de Poitiers, de Montauban, de Condom, de Beauv ais, du Mans, de iilmes, de Rodez, de Limoges, de Montpellier, de Perpign an, d'Agen, de Chartres, de Laon, de Sainl-Flour,de Chô.lons-sur-~larne, d'Olfr on, de Dijon, de Saintes, de Coutances, de Luçon, de Clermont, dTzès, de Cou ,erons, tous membres de l'Assemblée, avaient signé ce documenl. C'était le sign-11de la guerre générale. En VenMe, l'évêque de Luçon, M. de i\Iercy, s'était appliqué plus particulièremenL dès les premiers jours à fomenter l'agitali•m et le fanatisme. L'As,emblée capitulaire de Luçon adressa en décembre iîOO à l'Assemblée une pélilion très habile où elle affectait de se désintéresser des biens d'Église, où elle affectait aussi à l'égard des prolestanls nombreux: dans la région une demi-tolt'rance, mais où elle combatlail la liberté des cultes. • Le clergé de F,wue, écrivaient les chanoines de Luçon, a été di'- pùuill,: de tous les bimf qu'il possédai/, nous nous <ommes Ïlllerdit 111plai11tt'; nous nous sommt's tus... Maif de plus grands intér~ts nous (orct'nt aujourd'/,ui de parler. La Religion, temblanle, éplorée, nous ordonne de mettre SDU, les yeux: de l'Assemblée Nationale 5eSinquiétudes, ses alarmes ... Jamais l'inlenlion des représentants de la :'.'\alionn'a pu t'lre de refuser à la religion catholique, à l'unique religion de l'empi1'e français, le lribut d'hommages que dtpuis qoinze ~ièl'le:1lui ont payé avec reconnai,saoce toutes les A,se mb!ées ~alionales qui les ont précédés. La reconnaitre pour la seule religion th r Etat, i11terdiretout autre c1,ltrpublic l'i solenn•l, était un devoir prescrit par tous les ma1Mlats des provinces ... » • Cependant des tcri!s périodiques répandus avec profusion se sont empres,és de publier que la motion fuite dans l'Assemblée de reconnallre la religion catholique pour la religion de l'Etat, el de lui assurer un colle solen ne1 exdusiC. avait été repoussée. Les termes du décret rendu sar cet objet ont
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