lllSTOlllE SOCL\LISTE 527 eemble investi du droit de consacrer les évêques diocésains. « Au plus lard, dans le mois qui sui rra son élection, celui qui aura élé élu à un én\ché se prosentera en personne à son 6vêquc métropolitain, et sïl esl élu pour le siège de la métropole, au plus ancien é"êque de l"arrondis-emrnl, avec le procés-1·erbal d'élection, el il le suppliera de lui accorder la con,écralion canonique. » « Le mélropolilain ou l'ancien évêque aura la faculté cre,aminer l'élu en présence de son conseil, sur sa doctrine et ses mœurs; s'il le juge capable, il lui donnera lïnstilulion canonique; s'il croil deYoir la lui refuser, les causes du refus seront données par écrit, signées du mélropolilain el de •on comeil, sauf aux parties intéressées à se pouvoir par ,oie d'appel comme d'abus. » « L'é\"êque à qui la confirmation sera demandée ne pourra exiger de l'élu aucun serment, sinon qu'il fail profession de la religion calholi 1ue, apostolique el romaine. » « La consécration de l'é1êque ne pourra se faire que dans son é,:rlise cathédrale, par son métropolitain ou, à son défaut, par le plus ancien évêque de rarr0ndi:»emenl de la métropole, assisté des évêques des deu1: diocèses les plus 1·oisins, au jour du Dimanche, pendant la messe parois-iale, en présence du peuple et du clergé.» « AYant que la cértmonie de la consécration commence, l'élu prêtera en pré,ence des officiers municif>aux, du peuple el du clergé, le serment solennel de ,eiller avec soin sur les fidèles du diocèse qui lui e,l confié, d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de mainlen.ir de lout son poul'Oir a Constitution décrétée par l'A~semhloe nationale et sanctionnée par le roi. » Comme on voit, c'est encore en présence • du peuple » cl tians des cérémonies réglées par les autorités civiles que l'évêque mélropolilain con.acre l'évêque diocésain. Mais si l'él'éque mél.rOJ!Olitnin refuse de consacrer le nouvel élu; qui règlera le eon0il? La C,onstiluante ne tarda pas à voir la gravité du danger que la sonYerainelé de l'évêque métropolitain pouvait faire courir à la conslilulion civile du clergé: car il aurait dépendu de lui, en refusant toute con.écration aux élus, d'arrêter le recrutement des officiers ecclésiastiques et de paralyser l'action du suffrage populaire. Or, d'abord les él'éques métropolitains qui allaient exercer celle autorité redoutable élaicnl légués à la Révolution par l'ancien régime. L'Assemblée a,·ait bien décidé de pourvoir, par l'éleclion, aux sièges rncanls. lllais elle maintenait en fonclion les évêques Mjà institués en leur demandant seulement de prêter le serment de fidélité à la loi et à la Coustitulion. :'-lepouvaient-ils, malgré ce serment hypocritement prélé, arrêter, par une opposition malveillante, par un refus systématique de confirmation, le fonctionnement du système nouveau?
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