HISTOIRE SOCIALISTE 1', sa,anls ou professeurs, 13 apothicaires, 4 publicistes, 2 acteurs, 4 instituteurs. Parmi ces savants et professeurs il en était d'illustres comme de Jussieu et Lacépèrle. Il srmhle, quand on lit celle longue iisle de marchands, dïnrlustriels, de notaire•, illustrée par quelques granrls noms rie science, qu'on entrevoit déjà ce rè;rnc de Louis-Philippr, où la bourgeoisie censitaire se couvrait du prestigr de qurlques grands noms. ~Jais il y a hfen loin de la bourgeoisie de 1;00 à crlle de 18',0. La première a encore sa révolution à faire el à sauver, et dans le mouvement qui la soulève. elle confond volontiers •a cause avec celle de l'humanité; elle demande à ses philosophes, à ses légistes de nohle& formule,, cl clic ne redoute pas les pui-sants éclats de parole de Danton. Ce qui caractérise dès 1781) el 1700 la vie municipale de Paris, c'est l'intervention constante des di,trirts, bientùt transformés en sections. Les incertitudes m~mes et les ajournrment, de la Constituante qui ne O,a le régime légal de Paris qu'en mai 1;00 donnèrent aux a,•emblérs élues un caractère tout pro\i,oire; la force directe tlu peuple en fut accrue d'autant; les dbtricts semblaient la seule autorité vraiment légale et durable. Ainsi la collabora tion Yiolrnle et impériea-e des sections avec la Commune légale, au 10 aotH, au 31 m,i, ,e prépare jusque dans la paisible &nnée 1700. Cho,e curieuse: le maire de Pari,, Bailly, conslammenlen querelle avec les assemblées de l'llôtel-de-Ville, fai,.iil souvent appel aux districts et s'appuyait sur eux. Ils le ~oulinrenl d'ailleurs vigoureasrment, el cela marque bien qne mûme dans les districts ou sections, c'était unr force révolutionnaire tempérée el moyenne qui prévalait en noo. li 1is il y avait là une première mbe en œuvre des activités populaires, el dès ii!JO, la Constituante commen• çait à ,'inquiéter de cette sor~e de vaste Commun(I rernuanleet disséminée en tout Pari•. En mars, quand l'Assemblée discute le régime municipal parisien, le rapporteur Demeuni er manifeste celte inquiétude : • Tenir les sections en activité, ce serait anéantir les responsabilitéi des officiers municipaux. Des délibérations populaires trop multipliées rourni•sent el fourniront toujours aux ennemis du bien public des moyens de ~crner la di•corde. • ~lais l'habitude élail prise, el des texte~ législatifs ne peuvent l'abolir. Il me semble qu'on peut maintenant se représenter avec quelque exnctltude l'engeml,le des forces admini-lralives et municipales de la Révolalion en 1700. c•,-~t la bourgeoisie haute et moyenne q_uidirige, mais partout 011 prr•que partout, elle est comme pénétrée par la force populaire. En tous ca•, da ban,,aier et du riche armateur de Nantes ou de Bordeaux au boutiquier de Paris, et au propriétaire paysan il y a une Immense solidarité ré,olullonnairr. Cettr solidarité va apparaitre et se nouer plus fortement encore dans la grande opérdlion des biens nationaux.
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