.,02 HISTOIRE SOCIALlSTg au clwf-lieu du dt'p.1rtcment cl là ils choisi•saient le député à l'As,emblée na ionalc Le nombre des députés élus par chaque département élait déterminé ,l'aprh trois ,<l,1mPnts: le territoire, la population, la contribution directe. l.a C ,n,tituantc Youlait d'abord que tous les dépurtement;, même les moins peup1t1,, mème le~ plu, pau-res, eussent un minimum de représentation. II lui ,,,mhlait que si une représentation troi> faible était accordt'e au, di<,arlemcnb .co:nme les landes de Bordeaux) où la population était rare rt mi~érable, la -olliciturle nationale ,e détournerait précbémenl des r(•gion, qui en a,·aicnt le plus ùe besoin. Ell,•d(•citla donc qu'un tiers des député; serait attribué au territoire : el comme la grandeur terrilorhlt> de tOlh les dt'•partcments devait ôtre s,•n~ihlemcnt la 1nèrue, chaque dé1iartcment eut droit, de ce chef, à trois député,. Ce, trois députés, multipliés par le chiffre des départements, formaient le tiers ùe l'.\ssemblée. ~lais il eùt été injuste cl <lér.tiwnnahlè ù,; ne pas as,urer l t représentation directe des hommes eu,-mèmes et de ne pas proportionner en quelque mesure le nombre des députés au nombre des citoyens actifs cle chaque département. C'est donc en raison rie la population que sera réparti le second Liers des députés. nemarquez que répartir les députés en proportion de la population ou en proportion du nombre des citoyens actifs c'est la même chose, car les citoyen, ,1clifs forment, en fait, dan, tou, lrs départements, un sixième environ de la population Lolaie; qu'on prenne pour base de la répartition la population ou le nombre iles citoyens actifs, le ré,ultat est le même. Il fut donc conYenu que la somme totale de la population de la France serait diYi•ée en autant de parts qu'il y aurait de député, dans le second tiers, c',•st-it-dire environ 240. Et chaque département aurait droit, pour ce second lier,, à autant de député, qu'il comprendrait de parts de population. li ,rmble que celle représentation du territoire et de la po1>Ulationaurait dO ,uffir,•, car comme Tar!:;el le reconnall lui-mômA dans son important discours rlu 11 novembre 1780, la demilé de la population est en général un effet et un signe de la riche•se. Proportionner le nombre des élus (pour une part) à la population c'est donc en quelque façon le proportionner aussi à la richesse générale du département. ~lais la Con,lituanle pensa que la richesse du département, constatée el mesurée par le chiffre des impositions devait entrer dans le calcul du nombre des députés, el elle tlécida que le troisième tiers des députés serait attribué à la contribution directe. La masse entière de la contribution serait divisée par le nombre des députés de ce troisième Liers, c'est-à-dire environ par 240,
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