Jean Jaurès - La Constituante : 1789-1791

IIISTUII\E S<>LI \I.ISTE 31() d'une pique. li donne l'a,saul à l'hôtel de, gard,•, du corps, le force el le pille, el il donne la cha,~e au, gardf's <ln corp,, qui s'enfuient juS!1ue dans la cour 1luchâteau; pui,, enlralné en elT>'lpar cette ,orl•• ,le cha sse, il gravit l'f,calier el pénètre jusque dans I'a1,partf'aH>nt ,lu roi. La reine, réveillée en sursaut, se réfugie auprè, du roi; le pPuple e»aie de 1Jë,arrner l es garde~ du corps qui étaient de senice dans l'antichamlire. ,Je, i:entil,ho mme~. des Jonre li, u1P&RBCa o\\ln11.es ,vy.:1êe ,t. !MU:J le pseuJonyme de cvmte de Fa.lckenstein;. (~u,ée C.:iro:walet). gardes nationaux accourent el protègent l'appartement du roi . Lafayette, a1erti un peu tard, arrive aussi en toute hàte. Les aristocrates l'accusèrent d'avoir dormi pour livrer le roi à des forcenés. • 1l a dormi coutre s011 roi ., dirent-ils; l'accu-alion était absurde. Lafayette, gardien de la l\é1olulion contre lc:1 entreprises tic la Cour, et i:i;ardien de la famille roiale contre les violence,; du peuple a,ail le 1ôle qui nattait le plus son orgueil. Acca!Jlé de fatiisue el d'émotion, tr ompé d'ailleurs par le calme apparent du peuple, il man11ua seulement de prél'O) ance. li déci,la le roi à se montrer avec la reine et le d.,uphin an !Jalcon qni donnait sur la cour.

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