/ 342 IIISTOfHE SOClALlSTE tier sur tr0i, rangs. Laf,,yrlle répondait aux acclamalion, de !"air d'un homme cini dil: 1·011s le voute;. Le d6111édura quaranle minutes. Pendanl ce temps, le 1ieuple, co11vai11w que beaucoup d"officiers, ou même de soldats, de la garde nationale, n'avaient point un bon espdl, donnait la chasse à tous le, citoyens eu uniforme qu'il rencontrait pour les ohlif:er à joindre le corps d'armée en marche. Les tambour;; sonnent, les étendards flollenl: « Allez, marchrz, bra1·es citoyens: vous portez avec vous Je destin rte la Frnnce; nos cœurs vous suivent, secourez notre roi, sauvez nos député,. soutenez la majesté nationale. Quatre cents mille bras sont pt·êt< à von; applaudir, b vous venger. • Dès Je malin, et avant mêmr l'arrivée des femmes, l'Assemblée nationale était e,trêmPment agitée. A !"ouverture de la séance. Mounier, présirlenl, (lonu:i lcclurè ùe la réponse du Roi au sujet de la Déclaralio11 des droits soumis<' à ,on acce1>lalion : « De uoU\elks loi conslilutives ne peuvenl être bien j11g-èesque dans leur ensemble : t,ml se tienl dans un si grand el si important ouvrage. Ce1,endanl, je trou1·e naturel que, dans un moment où nous invilons la nation à yenir au secours de l'Elal par un acte signalé de confiance el de palrioli,me (l'emprunt patriotique) nous la rassurions sur le principal objet de son inlérêl. "Ainsi, dans la confiance que les premiers articles conslilulionnels que ,ous m·avez présenlés, unis à la sui le de volre travail, rempliront le Yœu de me, peu]lles cl an,i•rwronl le bonheur el la pro,périlé du royaume. j"accorde, se!on,otrc ùé::,il', mon acces:;ion à cesarticle3; nillùà une con1 lilion positivP et ,lu11tje ne 11ie d,'partirai jamai;, c·esl que, par le résultat gèuèral de vos dŒucraL,on,, le J,uuvoir e,écutir ail son eulier clîel enlrc les mains du monar,1ue. U11esuite de rails el d'ulJser·1alions, donl le tableau sera mis sous vos yeux, YOus fera connallre que (Lins l'ordre actuel des choses je ne puis proléf(er efficaeeme11l ni le rerounc111enl des imposilions légales, ni la liure circ11lalion des sub,islances, ni la sùrelé individuelle des citoyens ... « Je ne m'e.cplique }JQint sur votre dictaralion drs droits de l'homm, Pl du cit,,y,n; ,,tir contient de très bonnes matières propres à guider i·os t1·ava11x;mais dPs pl'incipes su,ceptibles d'application et milme dï11ter11rétalion di(flrente ne peuvent étre justeuient apprécii':; et n·ont besoin de l'être qu·au momP11t où teur véritablr sens est (i.cé pa,· tes tois auxquelles ils doivntl servir dPpremière base .• Ai11si le Roi n'acceptail que ,ous condition les lois conslitution11elles: el au fond, il rerusail tle saneliouner la Déclaration des droils elle-mème, c'est• à-dirr, les principe, d"où Ioule la Conslilulion émanait. Toute la gauche de !'As.emblée s~ souleva. Muguet de Nanlhou s"écria : • Quelle réponse anihig-ile H insidieuse vous venez tl'enlendre!-. llobe,pierre dit avec foree: • La téponse du !loi est destructive non seule111enl de toute conslilulion,
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