IIISTOIRE SOCIALISTB E1id,•m111t•ntil n'y a pas encore là, à proprement parler, un commencemrnt de eonllit ,o.·ial. Ces 1>rolctairc, ne sont point c omme ceux drs ateliers 11ationa11, de 18i8; ils ne sont poinl • une armée OUl'rière », donL le Sociati,111,•a commencé à pénétrer rc,prit; el la bourgeoi sie ré1olutionnaire de J,~!) 11"èprou,·epas le bcs ,in ùe se prouver à elle-mème s a force en écrasant ces malhcurNI\. l'ourlant, ,tans le récil rapide que rail Lostalot du lic enciement de l'alelier ,Je ~lonlmarlre, le 29 août, on entrel'oiL que d éjà dans la bourgeoisie commençaienL à sé\Ciller des peurs féroces. On voit aussi <1ueles poul"oirs con,lilués de la !lél'olulion parisienne étaient prèls à une réprcs,ion sans mC'rci. " Un autre é1éncment Lenail aussi les esprits en ;1lar me. Les Oll\ riers de ~lontmarlre d~1aient être congoùiés ce soir el (on acait pri.1 des prt'caulions 1·//mya11lespour fermer cc/ atelier de charité; 011y aca il tra;w: du ctmo,t; 11,,etroupP d','lile, co1,1posérprincipalenll'nl ,fr ccu.c '!Ili se sont di,ti119ués à la prisr de la lla,titlc, ,011s les ordres de .11.llul/i11,,y <'taitrendue; qualre conu11H:1ires cLaient à rentrée pour délivrer les p1,;eports. L,s ouvriers se so111prtfse111ésd,ux à deux po11r emettre les 011tiliq1i"o11 leur avt11tprt!tés; ils onL reçu 2\ sols el un pas,eporL; on en a dcline environ 11uatre mille. Il n'e;L p.1s arriré le t>lus lé~er lro ul.ile; 011n·a pas mème entendu rie menaces; d ·s hommes méchants, coupable s el dangereux, étaient ,ans doute confonrlu; clans celle troupe d'infortunés; mais il aurai/ fallu 1111e(rux qui &nt dil st s0111·e111 et si inlt1111111i11em,11t q ïl (aUail liter dcs- ,11s à mit,·aiUr, les eusscnl ,u; dans ce moment; peuL-ôLre que le s peclacle touch 111tùe kur prolonùe mi,t•re et des hicnfaits sa gement dispensés de la l'ille, auraient ,•mu leur :'une féroce, sïl leur reste enco re. quelque scn,ibililé. • ,\insi, ce .ont le, ,aiuqueurs même de la Bastille q ui se préparaienl à donner l'assaut à ::Uonlmartre ; rien ne montre mieux à quel point la fi évolution était bour;seoi;e. Le~ héros qui avaient au péril de leur vie enlevé la fcrlcre,,e du dc,polisme ne croyaient pas amoindrir leu r gloire en s'exposant à 1cr,1•r le sang des prolétaires a!Tamés; el les e,ta mpes du temp,; reprodui,rnl I re,que au•si complai,ammenL la • glorieuse montée • des canons bou,gcoi, vers ~lonlmartrc que la prise de la na•Lillr. Aucune hésilation de con-cience n·arrètaiL les intré pirles combattants d'hier; el ils croyaient servir aussi bien la l\érnlulio n en foudroyant celle foule mioérable qu·en décimant la garnison de la Oastille. Les plus d6mocratcs, comme Lo,Lalot allaient ju~qu,à la pilié.; mais à côté d"eux, des révolutionnaires bourgeois devanrant par la peur le règne de Louis-Philippe, voulaient qu'on en finiL al'CCde la mitraille. L'Assem!Jlée des re1irésenlanls, pruclente cl assez humaine, dé,iraiL rassurer el • épurer • Paris sans verser le ,ang ouvrier; elle y réussit. Li garde nationale commençait à tourner à une sorte d'aristocratie de
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