300 lllSTOIHE SOf.JALISTII :-ïul cllrp-, nul indil iùu ne peut e.,crccr d'aulorilé qui n'en émrne exprcssémenl. • La loi rsl re,1 re-,ion de la volonté génér-1lc. 'l'ous les citoyens ont le ùrvil de ,·u11cumir pcr-0·111l'llcment, ou par leurs repré,cnlanls, à ~a formation. Elle ùoil i·trc la mtlmc l'our Lous, soil qu'elle protège, soil qu'elle pu11is,e. Tous le, citoyens étant ,1ga11, à ses yeux, sonl t'galcmcnl admissibles à toute, dii,niti·s, t>la,·es el 1•mplois, scion leur capacité, cl sans autre distinction que celle de leurs vertus el de leurs lalents. • .U,,i, pcn,!anl que l'.\ssemùlée <lélilJèrc sur ces h:iuls objets, elle se heurte à des difficultés graves. D.ins le, mois si pleins et si étrangement compli11ués c1·aoùt à octolJrc, clic "" èlrc pri,c entre la résistance sournoise de la royaulé el une a6italion rholulionn:iirc taule nou,·cll~ de Paris. L" roi el la cour, 1l<'pub leur dé,aslre du 14 juillet, ont renoncé à l'offensilc déclarée; mais Louis X \ï espérait loujour, las,cr la Ré\'olution, pour la dompter enfin. D~, que les a,ûlé, du 4 aoùl sonl connus, il f,dl savoir qu'il ne les arceple point. Au lieu de se constituer le chef de la Révolution, qui ne demande, mt'me aprè, le l ', juillet, qu'à l'acchmcr, il reste le chef, le protecleu,· ù ·s prhi l60ié,. Il l'cril à l'arche,êque ,!'Arles, ~1. de llobgl'lin: • Je neconsenlirai jam1is à dépouiller mon clergé, ma noblesse; je ne donnerai point ma sanction à des 1h 1creb 11uiles dépouilleraient; c'est alor, que le peuple français pourrait un iourm·accu,er d'inju,tice ou de failJles,e. M. l'archcn'que, You,; vvu, soui,1rllez aux 1lécrels de la Providence, je crois m'y soumcllre en ne me livrant 1•uint à cet 1·nlhou,iasrne qui s'est emparé de tous les ordres, mais qui ne fait que ëlb.;1 1 r ::-urmon âme. » Par 1·esparole,, il ne se compromellait pas seulement lui-môme; il ôlail aux ,arr'ficc, d,•s privilégiés toute apparence de sincolrilé, car le peuple se d i,ail a, ~c rai.un que si vraiment les prh·iléôiés faisaient sans arrière-pfn,ée l'abandon de leurs p,·il ilèges, ils décideraient hien leur cher, le roi, à y consenlir a,ec eux cl pour eux. Le roi ne ,enferma pas dans celle fin de non recevoir èl, par sa lellre du i8se1,temhrc adressée à l'.\ssemlJl6e, il essaie d'éluder les arrèlés du ,, aoOt en multipiianl le, objcclions de détail. li demande qu~ l'indemnil6 s·applique aussi aui droits per,onnels, aux droils de senilude qui ont été lrans'ormés depuis en redevances pécuniaires, et surtout, il veut perpétuer les droils féodaux en rendant le rachat presque impo,siule. Et pour cela, il veut obliger les paysans à racheter à la rois tous les droits dont ils sont grevés, non seulement le cens ou le champart qu'ils payent tous les ans, mais encore le droil de lods et ventes, qu'ils ne payenl qu'évenluellemenl, si leur propriété vient à changer de maio. Ainsi ne pou,•anl faire face à la charge considérable de ce rachat total, les paysans continueraient à supporter la tyrannie féodale. • L'Assemblée, dil-il,
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