IIISTOlnE SOCIALISTE pilai; mais, d'autre part, il dénonce l'iniquité et la "iolence de ces prétendus droits avec tant de force, que le rachat lui aussi apparall, logiquement, comme une iniquité. Sa colère el sa démonstration même dépassent sa conclusion, et comme un gland semé au has~rù d'un vent d"orage et d"où bientôt crollra un chêne, un germe rude d'expropriation totale est enfonce flésormais dans la terre de la llévolution : « Messieurs, vous eussiez prévenu l'incendie des châteaux, si vous a\'iez été plus prompts à déclarer que les armes terribles qu'ils contenaient el ~ARIE ANTOl:\'ETTE. o·après une estampo du Musée Carnavalet.) qui tourmentent le peuple depuis des siècles, allaient être anéanties par le rachat forcé que vous alliez ordonner. Le peuple, impatient d"obtenir justice, s'empressa à détruire ces litres, monuments de la barbarie de nos pères. • Soyons juste,, messieurs, qu'on nous apporte ici les titres qui outragent non seulement la pudeur, mais l'humanité même. Qu"on nous apporte ces litres qui humilient l"espèce humaine, en exigeant que les hommes soient allelés à une charrue comme les animaux du labourage. Qu'on nous apporte ces titres qui obligent les hommes à passer les nuits à battre les étangs, pour empêcher les grenouilles de troubler le sommeil de leurs voluptueux seigneurs. « Qui de nc,us, messieurs, dans cc siècle de lumih·c, ne ferait p11< w, bûcher expiatoire de ces infdmrs parchemins et ne porterait ,,as la /lwmne pour en faire 1111 sac,-i/icesur l'autel de la pairie?•
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