?80 IIISTOlfiE SOCIALIS'rn que tandis qu'elle csl uniqurmenl occupée d'alferroir le honhcur du peuple sur les bases d'une Constitution libre, le;; trouhles el les violences qui atnigrnl crrlaines pro, inccs répandenl J'alarme dans les esprits el porlenl l'alte.inle la plus funeste aux droils sacrés de la propriété el de la sîlreté des personnes ... « Déclare que les lois anciennes subsistent et doivent être exécutées jusqu'à cc que l'autorité de la nalion les ait abrogées ou modifiées ... « Que toutes les redevances et prestations accoutumées doivent être payées comme par le passé jusqu'à ce qu'il en ail élé autrement ordonné par l'Assemblée. • Sous des formes plus douces, c'était la motion de Salomon. Mais comment l'As~embléc, en paraissant annoncer le remaniement au moins partiel de ces lois, et en les marquant ainsi elle-mémti d'un caraclèro provisoire pouvait-elle en imposer l'observation à un peuple sou!Trant el soulevé? Il fallait prendre un aulre parti, et vigoureux. Deux membres de la noblesse, le ,-icomte de :'\oailles et le duc d'Aiguillon, y aidèrent l'Assemblée. Tous les deux demandèrent qu'une grande réforme du système féodal ful immédiatement annoncée aux paysans. li y a un haul inlérél social el moral à définir exactement la raison et la valeur de cc grand acle : peut-êlre, à lra1·ers les paroles de, deux orateurs, pourrons-nous démêler le fond de leur âme: Ecoulons-les donc: • Comment peul-on espérer d'arrêter l'effervescence des provinces sans connaitre quelle est la cause de l'insurrection qui se manifeste dans le royaume·/ Et comment y remédier sans appliquer le remède au mal qui l'agile? « Lc,communaulés(c'esl-à-direles paroisses rurale;;) onl fait des demandes. Ce n'es/ pas une constitution qu'elles ont désiré, elles 11'0111formé ce vœ1t que dans les bailliages: qu'onl-elles donc demandé? Que les droits d'aides fussent supprimés, qu'il n'y eùl plus de subdélégués, que les droits seigneuriaux /i1ssenl allégés 011 échangés. « Ces communautés voient, depuis plus de trois mois, leurs représentants s·occuper de ce que nous appelons, el de ce qui est, en e!Tel,la.chose publique. mais la chose publique leur para!l ùlre surtout la chose qu'elles désirenl. « /J'oprès tous les différends qui 0111existé entre les 1·eprése111anlsde la nation, le, campagnes n'ont connu que les gens avoués par elles, qui sollicitaient leur bonheur, el les perso1111espuissantes qui s'y opposaient. « Qu'est-il arrivé dans cet élal ùe choses? Elles onl cru devoir s'armer contre la force, el aujourd'ltui elles ne co11naisse111plus de frein; aussi résulle-l-il ùe celte di,posilion que le royaume flolle, dans ce moment, entre l'allernalive de la destruction de la société ou d'un gouvernement qui sera admiré el vénéré de toute l'Europe ... • Pour parvenir à la tranquillité nécessaire, je propose : 1° qu'il soit dil, avant la proclamation projetée par le Comité, que les représentants de la
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