LES PLUS-VALUES rmtOBILIÈRES par an, provenant du commerce, des traitements ou salaires; de l'autre, la terre est sujette à l'impôt selon sa Yaleur en capital. L'impôt foùcier se divise en impôt ordinaire <legressif, frappant la valeur intégrale de la terre, déduction faite des améliorations et des dette's hypothécaires, et en impôt graduel ,et progressif frappant tous les terrains dont la nleur, en en déduisant les améliorations, mais non pas les dettes hypothécaires, dépasse s ,ooo livres sterling. Les évaluations se font tous les ans, à la requête du propriétaire ou du commissaire des impôts. En cas de désaccord, le commissaire achéte le terrain au prix indiqué par le propriétaire, aYec une augmentation de ro 0 / 0 • Les conséquences de cette transformation radicale du systéme des impôts ont cté que la.spéculation a diminué, que les améliorations ont augmenté, que la grande propriété se dissout et que le rendement de l'impôt s'est accru à la satisfaction générale, pen<lant que le nombre des imposés diminuait. * * * L'introduction d'un impôt sur la rente urbaine parait chose aisée. Comme il est très facile au capital mobilier de se soustraire aux impôts qui seraient établis dans une commune déterminée, les revenus d'État devraient surtout se composer de taxes sur les Yaleurs mobilières. Au contraire,les revenus des groupes politiques seraient alimentés par l'impôt sur la richesse immobiliére. En effet, la propriété immobilière ne peut pas émigrer; de plus,elle augmente ou diminue de Yaleur par suite de l'accroissement ou de la diminution de la population, par l'ouverture de Yoies nouvelks, par suite des travaux publics entrepris dans les communes; lesquelles ont bien le droit de revendiquer une portion de la rente de leur sol. L'absorption de la rente du monopole du sol urbain par la Ville peut encore être effectuée, et plus sùrement, par d'autres moyens qu'une imposition rationnelle de la nleur du sol bâti et à bâtir. En attendant l'expropriation globale de tous les propriétaires, soit révolutionnairement, soit légalement, moyennant une juste in<lemnité, et la perception par la commune de tous les loyers, pourquoi celle-ci n'achéterait-elle pas tous les terrains sur lesquels seraient demandées des autorisations de bâtir; pourquoi une commune ne construirait-elle pas elle-même? Pourquoi les villes françaises n'imiteraient-elles pas l'exemple donné par Birmingham, qui s'est attribué la rente immobiliére d'une
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