68 LA RE\TE SOCIALISTE publigue, l'll donnant une compensation :rnx propriétaires. Les maisons insalubres seraient détruites et leur empL1cement re\'endu, en posant comme condition à l'acheteur de construire de nou\'elles maisons. }.lais hi n'est pas la naie solution, car la rente du sol continuera à enrichir l'acquéreur et ses héritiers, au détriment de la collectivité. En Angleterre, les ,·illes Je Birmingham, Manchester, Li\'erpool, Glasgow ont aussi exproprie des logements insalubres.Mais leurs édiles se sont bien gardes de revendre les terrains acquis. La commune a construit des habitations à bon marché et perçoit des loyers qui non seulement rembourseront d'abord le capital engagé, avec un intérêt de 4 à 5 °/ 0 , mais encore rapporteront ultérieurement des profits à la caisse municipale. A Birmingham,où les travaux d'assainissement des mauYais quartiers ont été poussés le plus actiYement, le taux de ·1a mortalité est déjà descendu de 53 p. r,ooo à 21 p. 1,000, tandis que le revenu net des maisons municipales monte chaque année au furet à mesure de l'amortissement du capital d'établissement - et dans quatre-vingts ans, à l'échéance d'un contrat de location temporaire à un constructeur de maisons, la Ville obtiendra finalement un revenu énorme en de\'enant la propriétaire exclusive (sol et maisons) de la plus belle de ses rues. L'on a pensé a récupérer une partie de la rente gratuite du sol au moyen de l'impàt. Certes, les répercussions sur les locataires sont ,i craindre. Cependant, aux États-Unis, a Détroit, dans le Michigan, la seule menace sérieuse d'une juste imposition égale pour le terrain non bâti et pour le terrain bâti a suffi pour abaisser le taux des loyers et provoquer de nombreuses constructions nouvelles. Aux États-Unis le système des impàts frappe partout la propriété, c'est-à-dire toutes les espèces de biens, meubles et immeubles, jusqu'aux tableaux et aux montres. Mais les classes riches ont su, en s'emparant des pournirs publics et en corrompant les bandes vénales des politiciens, s'exempter d'une grande partie des impàts. Ce n'est pas ici le lieu d'ébaucher un tableau de mœurs.Nous nous bornons donc à signaler une constatation officielle, à savoir le mouvement qui se produit dans les Bureaux de Travail américains d'inciter des réformes fiscales dans le sens de la sfogle fax, récemment adoptée avec modération par la Nou\'elle-Zclande, où il y avait auparavant un impôt général sur la propriété comme aux Etats-Unis, et ayant produit les mêmes effets fâcheux. En Nouvelle-Zélande, depuis les Laud and Jncome Assessmwts Acis de 1892, la matière imposable est double: d'un côté ont été frappés, avec tarif progressif, tous les revenus supérieurs à 300 livres sterling
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