1.'1~VOLUTIOX tCONOM!Ql:E DU GLOBE Î 11 graves, nombreuses, mais non dirimantes. Sous peine de mourir, <le.: tomber au rang des puissances de second ordre, de crouler dcYant la rivalité du NouYeau Monde, des Slaves et des Germains, l'Anglc.:terre est tenue de trouYcr une solution, et elle la trouvera. Mais il est vrai-qu'une fois l'impérialisme traduit en rblité, l'Angleterre n'aura plus rien de commun avec celle du passé, a,·cc celle que nous connaissons aujourd'hui. \Vestminstersera sans doute encore le centre de l'Empire, mais en fait cc sera un peuple nouveau qui surgira, où !'Ecossais, le Gallois, le Londonien n'auront plus la supn'.:- matie. Dans le coudoiement quotidien des représentants des communautés anglo-saxonnes, dans la juxtaposition constante <luTasmanien, du Natalien, du Canadien, du Zélandais, <lu Mauricien, une mentalité toute neuYe se formera, où la tradition scculaire du Royaume-Uni sombrera fatalement, submergée par cette soudaine rencontre, en u1i point unique, des contrccs lointaines. Il en sera de l'Angleterre comme d"el'Empire romain, à l'heure où Rome était deYenue la capitale <lu monde. civilisé et où les Espagnols, les Illyriens, les Daces, les Gc.:rmains, les Cyrénéen~, les Egyptiens et les Galates montaient à toutes les charges publiques, envahissaient les administrations, et touchaic.:nt jusqu'au trône impérial, refoulant sans tréve le Yicil esprit des 'premiers siéclc.:s, superposant aux assises solides de la République vaincue l'alluvion croissante des nations annexées. La Grande-Bretag11e se dissoudra dans l'Empire. Une nation se fondra dans un premier élément d'internationalité. r-.fais la fédération Anglo-Saxonne en appellera d'autres. La loi des contraires exigera impérieusement qu'en face d'elle, surgisse une communauté de même puissance, sinon de même étendue, et alors, c.:nattendant le panslavisme toujours à l'ctat d'claboration, apparaîtra le pangermanisme aux racines dcjà profondes. Lentement, méthodiquement, l'Allemagne cimente autour d'elle les conquêtes morales. Déjà la moitié de l'Autriche est saisie dans son rayonnement t'.:conomiquc et moral, et les luttes du Reichsrath de Vienne ne font qu'exprimer, que révéler cette assimilation progressive. Les ports hollandais, Rotterdam, Amsterdam, nous l'avons montré, ne sont plus que des <lébouchés, ou des entrepôts, pour les grandes usines de la Prusse rhénane, et Anvers, de même, tombe sous la vassalité germanique. Le Z,ollverein de l'Europe centrale, autrement nstc que celui du milieu <lu siècle, est en préparation, et le resserrement sur elle-même de la plus grande Angleterre, aux membres aujourd'hui épars, ne pourra que h:iter son triomphe. De l'autre coté de l'Atlantique, l'Union Américaine, ou bien se fera centre d'une quatricmc confédération, ou bien s'agrégera à l'Etnpirc britannique. Que deviendront et la France et les Etats latins? Nul
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