LA XA'ITRALISATIO:-.: DES JUIFS AI.Gl~IUEXS tionnaires; - services diYers : néant; serYices mun1c1paux : nbnt, sauf 3 conseillers municipaux sur 21 (r). En réalité il n'est pas d'électeurs qui ait.nt montré plus de désintéressement,de suite dans les idées et de fi.dé!ité al' éaard de politiciens comme b ' MM. Jacques, Etie□ ne e t111tiq11a11ti qui leur <loiYent tout et qui, loin de les combler de faveurs, n'ont même pas eu le couraae de les de- ::, fendre a la tribune et de leur faire rendre la justice a laquelle ils ont droit. On laisse cette tâche .a la métropole et notamment aux socialistes. ·voulez-vous au contraire ,·oir « des citoyens» qui, sans le moindre ·souci des idées, défendent une politique grossierernent utilitaire, trafiquent de leurs mandats et de leurs votes, déshonorent et avilissent le suffrage universel et font de l'assiette au beurre l'unique but de leurs ambitions? Tout ce que l'on prend pour des agitations politiques, écrit un témoin oculaire et compétent, pour des luttes électorales, ce n'est pas comme en France le loyal combat entre de hautes idées, entre de nobles aspirations, justice et patrie. liberte c:t socialisme. C'est une lutte vile pour des questions d'intérêt. Le mouvement antijuif est beaucoup moins reel qu'on ne le croit communément. Les elections algériennes ne se font jamais sur une question de principes mais exclusiYement sur des questions de personnes» (2). Les antijuifs se disent radicaux et socialistes, - ils sont cléricaux et arri\'istcs : les conseils qu'Esterhazy, un de leurs héros, donnait a son neveu sur l'art de faire de l'argent résumeraient toute leur politique. Regardezles aair: ils ne se contentent ni de mots ni de J)romesses. En leur b . nom, M. Laferriere, qui n'a rien ,'i leur refuser, ,·ient de proposer cc d'élever du tiers a la moitié la proportion des Français d'Algérie» admis au bénéfice des concessions gratuites (3). \'oila pour les Hispano-Maltais nés en Algérie et solides piliers du parti fra11çais. Quant aux Français de France, aux fils de ceux qui dépensent 183 millions par an pour l'Algérie, colo11ir de peuple111e11t, ils n'ont qu'à rester chez eux. Sur le dos des Juifs et a\'ec l'argent de la France qui paie les violons, !es antijuifs entendent mener la grande farandole al1bout de laquelle les chefs de file trouYeront con;;essions, profits, honneurs et ripaille, tandis que le reste dupe, fatigué, s'aperceHa trop tard qu'il s'est laissé diriger par une bande de charlatans. Les électeurs inconscients, les mau\'ais bergers sont les antijuifr et Yoilà pourquoi, n'est-ce pas? il faut enlc,·er leurs droits ci\'iques aux Israélites qui, loin d'arnir abuse du titre qu'ils tiennent de la loi et (1) Lenormend. - Ouvrage cit~, pages 236-238. (2) Revue Politique el Parlementaire, 10 octobre 1899. Article d~ 111. Lan:her, professeur aux écoles. (,) Discours du _goll\·erncur Laferri0re à l'ouverture des Ddégations Financières le 6 no,·embr~ 1899.
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