La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LA RE\TE SOCIALISTE d'ailleurs! - que les Juifs, en Algérie, tiraient la coll\·erture ù eux, au moyen des emploi, et de b solidarité. i\I. LE PRi\-,JDE~Tnu CONSEIL. - Pardon! monsieur Rouanet, voulez- \'OUSme penm:ttre une obserYation ? ?Il. Gusn.n: RoUANET. - Bien rnlonticrs. M. LE PRÉSIDE:S:DTU CONSEIL.- Le personnel dont \'OUS\'enez de parler n'est pas,\ 1.1 disposition et sous la dépendance de M. le gouverneur général. C'est le ministère de la justice qui aurait pu \'Ous fournir ces renseignements si vous les aviez demandés, et je vois qu'il YOUSles a fournis. ;\{. Gusn.YE RouAXET. - M. le président du conseil, j'estime qu'en ces matières, il importe peu que les renseignements viennent du ministère de la justice ou du gouYerneur général. L'essentiel, c'est que nous sachions ce qui se passe, c'est qu'on puisse, d'une piqûre d'épingle, dégonfler ces vastes vessies qu'on ,1pporte il la tribune, et qui ne renferment que du vent ainsi qu'on s'en aperçoit lor~qu 'on y regarde de près. (Très bien! très bim ! â l't'xfrJ11u g1111ce/Jlcsur divtn bancsù. gauche.) Il y a r70 employés français au service de l'enregistrement; parmi eux, il n'y a p.1sun juif! Il y a LJ.2 juges de paix français, sur ce nombre il y a 2 juifs. Sur 48 greffiers de justice de paix, il y a 4 juifs ! Eh bien, encore une fois, que reste-t-il des assertions de M. Morinaud et de M. Marchal? M. MORINAUD, iro11iq11e1nent. - Rien! ;\{. GUSTAVERouA:-.:ET. - \'ous l'avez dit, il n'en reste rien! Rien! Citons un dernier fait. .\ Tlemcen, - Yillc natale de M. le dèputé Etienne, parlementaire influent, - les Israélites forment à eux seuls Ll majorité de la liste électorale politique. Etant données la solidarité et la cupidité qu'on leur prête généreusement, ils auront sans aucun doute profité de cette situation pour « tirer a eux toute la nappe » et se faire accorder« ces prérogatives exorbitantes» dont parlait M. Samary(r) sans d'ailleurs pouvoir en citer une seule, et pour cause. Selon le mot du même député, on a dù « les combler de faveurs», leur accorder« certains droits que ne possèdent pas les citoyens français ». D,rns cette sons-préfecture oü l'on compte 4,775 Français israélites dérnués i M. Etienne et 3,600 Français catholiques, de scandaleuses faveurs ont sûrement été accordées « au clan tout puissant>). Oyez plutôt : Tribunal de premiere instance néant, sauf un interprcte israélite contemporain et auxiliaire de la conquête; justice de paix : néant; notaires : néant; avoués et avocats défenseurs : néant; huissiers : néant; commissaires-priseurs: néant; finances: I préposé sur 27 fonc- (r) Chambre des députés, séan~c du 19 février 1898.

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