LA REVUE SOCIALISTE ciété et c'est une charge des plus considérables dans la société contemporaine. Elle découle de la forme capitalistique même et croît avec le développement de la production des marchandises. C'est une part de la richesse sociale qui de cc chef se perd sans aucun profit pour la société. Tous les faux frais doivent être payés sur la plus-value acquise dans la production proprement dite. Le surplus de traYail non payé des ounicrs, qui sont employc'.:s dans ces branches, ne donne pas de la plus-value, mais diminue pourtant la soustraction de la plus-value, causée par les frais de la circulation. 11 faut remarquer qu'il y a quelque différcn,cc entre les faux frais causc'.:spar l'achat et la vente et ceux causés par la tenue des lines, le contrôle, etc. Les p·remicrs ne découlent que d'une certaine forme de la production, qui est la production des marchandises par excellence. Tandis que le contrôle, la direction de la production dans son ensemble, la tenue des livres seraient nécessaires même dans la production socialisée. Mais ces frais-la se réduisent toujours plus avec la concentration de la production et deviendront beaucoup moindres, quand la production perdra son caractcrc individuel et deYicndra sociale. Les frais causés par la formation des appro\'isionncmcnts ont un caractcrc spécial. Les instruments et les forces employés dans cc but sont, il est Hai, détachés du travail productif proprement dit et n'ajoutent au produit aucune valeur nouvelle, mais .ils pell\·ent conserver la valeur existante et être par conséquent dans ·une certaine mesure indispensables. « lis peuvent découler du processus de la production même qui ne se fait que prolongc'.:e dans la circulation et dont le caractère productif n'est partant que masque par la forme de la circulation » dit Jvlarx ( r). L'i1wcstigation de cas pareils exige donc _beaucoup de circonspection. Il faut remarquer pourtant que tous les frais qui renchérissent une marchandise sans lui ajouter de la valeur sont pour la société des faux frais de la production; mais pour des capitalistes isolés, ils peuvent être parfois source d'enrichissement. Quant aux approvisionnements et réscrYes, il faut distinguer trois formes : r) le fonds de la consommation individuelle; 2) le capital productif, et 3) la réserve en marchandises. Les dimensions relatiYes des différentes formes de la rc'.:serYc hangent en même temps que la forme de la production. Dans la forme de production capitalistique moderne les moyens de communication ont une 1nfl"ucnce décisive sur la dimension des réserves. Plus les moyens, de communication sont développés, moindres sont les réserves nécessaires du capital productif et du fonds de consommation. Par contre, la réserYe du capital en marchandises (r) Deuxième volume, page 113.
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