A~ALYSE DU DEUXIÈME VOLliME DU «CAPITAL» DE MAI\X 65 I capital »(r), dit Marx. Mais comme le mouvement circulaire M' ... M" comprend dans son parcours le capital industriel dans la for.me de m:irchandise M (T + P m)(2), il exige lui même d'être enYisagé non seulement comme la forme générale du mouvement circulaire, c'est-àdire comme une formë!sociale sous laquelle chaque capital industriel isolé peut être examiné, mais en même temps comme la form<: de mouvement de toute la somme des capitaux individuels, du capital total de: la classe capitalistique, un mouvement dans lequel celui du chaque capital industriel individuel n'apparaît que comme une part constitutive qui se relie aux autres et en est conditionnée. Ces trois mouvements circulaires examinés ci-dessus forment donc une unité, et la répétition du processus dans une forme comprend en même temps sa description dans l'autre. Si dans un but scientifique on est forcé d'enYisager ces formes isolément, on n'ose pourtant pas oublier leur unité. En réalité toutes les trois formes coexistent côté à côte et la circulation générale les embrasse simÛltanément ainsi que leur passage continuel les unes dans les autres. Voilà pourquoi le capital apparaît comme objet de mouvement ininterrompu et ne peut être compris que dans cet état, jamais dans l'état de repos. Le mouvement du capital à travers la production et les deux phases de la circulation 'doit être autant que possible ininterrompu. La durée de son maintien clans la sphére de la production forme le temps de production, celui dans les deux phases de la circulation, le temps de circulation. Le temps nécessaire pour le mouYement circulaire du capital est donc la somme du temps de la production et de la circulation: Ce n'est, comme nous l'avons déjà dit, que pendant le premier qu'est créée la_valeur des marchandises produites. Partant le traYail accompli pendant la période de la circulation n'ajoute à la marchandise • aucune Yaleur, contrairement à tout ce qui a été dit à ce sujet par les économistes bourgeois. Dans le chapitre sm; les frais de la circulation Marx prouve que le travail· dépensé pour l'achat et la Yente, de même que la tenue des livres, etc., ne crée pas de valeur. Les ouvriers salariés qui sont occupés dans ces branches de travail peuvent liner un surplus de travail, mais non un surplus de Yaleur. Toutes les dépenses qui découlent donc de l'achat, de la vente et de la tenue des livres appartie111;ent aux faux frais de la production capitalistique. Ici appartiennent aussi les frais des instruments de circulation, la monnaie, puisque ainsi le produit du travail est fixé dans une forme improduc- ,ti\re, dont l'usage doit être remplacé à l'avenir. Le monnayage de l'or et de l'argent en moyens de circulation est à la charge de toute la so- (r) Deuxième volume, pag.: 69. ( 2 ) T = force de travail. - Pm = capitaux comnH: machines, ch,ubon, etc.
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