LA REVUE SOCIALISTE chefs de ser\'icc de l'usine, et de sa phrasfologie, il n'y a i retenir et .i épingler que cette déclaration qui est 1111ave11 : i\ous kur bissons toute liberté hors de l'usine. Nous ne leur demandons que d'obser\'er au dd10rs une certaine 11eutr,1litévis-à-vis de nous. Or, c'est k .:ontrain.: qui se produit. Une \'éritable campagne d'excitation contre le directeur, ks chefs de ser\'ice, les contremaîtres est publiquement organisée. D.111sdes réunions publiques, on injurie 1\1. Gény. Dans les rues, on chante des chansons odieuses contre les prêtres, contre l'usine, contre tous ceux qui ne pensent pas comme quelques exaltés du socialisme. Il est temps que cela cesse. I\I. Schneider est décidé à mettre fin à cet ét,tt de choses révolutionnaire. li est convaincu que la majorité de ses ouvriers dés,1pprou\'e ks meneurs. li est décidé ù séparer l'i\'raic du bon grain. Le mi:me rédacteur du Tl'111ps a aussi interroge le citoyen Adam, secrétaire général du syndicat ouwier, et Yoici la réponse qu'il en a obtenue : Comment ! l'imtigateur, la cause, le prétexte! \' oil:1 bien comme on .'.:crit l'histoire. Je ne suis c1use de rien du tout. \'oilà comment cela s'est p,1ssé: Deux jeunes gens qui ;\\"aient vu leur contremaître boire à l'usine ont cru pouvoir l'lll\'Ïter. Il les a punis. Les canfarades ont quelque peu houspill.'.: le contrenuitre :1 la sortie. Celui-ci, renurquant deux ouvriers parmi ceux qui k huaient, les a signalés il la direction et on a annoncé contre ces OU\'ricrs une punition sé,·t·re : la ré\'ocation, disaient les uns, quinze jours de mise à pied, dis.1ient les autres. Les ouvriers punis se plaignent au syndic,tt et nous prient de tenter une démarche en leur f.l\·eur. Toujours respectueux des us et coutumes, nous em·oyons au chef de scn·ice, puis il 1"11G. ény. directeur, des délégués ,1ppartcnant au m0me sen·icc que les deux ouvriers. l\I. Gény les reçoit trés 111.11, les injurie - le terme n'est pas trop fort, je le maintiens - et les met pour ainsi dire à la porte après leur avoir né,1nmoins promis de se rens<:igner. On attend sa réponse deux jours, rien. La délégation retourne auprès de lui. Même genre de réception que la première fois. Les camarades re,·icnnent furieux. On se conœrte pendant l'heure du déjeuner <:t la grè,·c est dt'.!cidée sur les instances des compagnons di..'s deux ouvri<:rs directement en cause. - Jusqu';1 prt'.!sent votre rôle n'apparait pas, c'est vrai. Pourtant, en votre qu;1)ité de secrétaire du syndicat, ,·ous avez dù être mélé à ces démarches? dem:llldons-nous à M. Adam. - Pas du tout, affirme+il. l\lon rôle n'a commencé qu'après la dt'.!claration dt.' grève. Le bureau du syndicat a demandé alors à être reçu par M. Schneider, et l\I. Schneider, gui paraissait plutôt désirer que le conflit se prolongeàt, a répondu négativement; mais, sentant bien que sa conduite serait sévèrement appréciée, il a voulu motiver son reCus et son motif est mauvais. Il a jeté mon nom d.ms le débat et a dit : « Je ne veux être en relation qu'a\'ec mes ouvriers; or, ;\{. Adam ne fait pas partie de mon personnel.» En disant cela M. Schneider montrait une mau\'aise foi i1~sig::e, ca:· dcpt:is dix a:1s, \'Ous
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