~IOU\'E~IEXT SOCIAL 3° demande : Que, par les chers de service ou contremaitres aucune différence ne. soit ~aite en:re les syndiqués ou les non syndiqués, e't que les chefs de service soient avisés de votre volonté de maintenir cette égalité de traitement, qui, lorsqu'elle sera enfreinte par eux et que nous l'aurons <'.;t;ibli, les exposera à des blâmes ou peines disciplinaires, et même au renvoi, si le cas est grave . . R~pon~e : Je ne c_on_naispas l:t liste des syndiqués, je ne veux pas la connaitre et Je na, Lut aucune ddlcrencc entre ks ouvriers syndiqués et ceux qui ne le sont p;ts. 4e demande : Qu'afi.n d'éviter les causes du conflit, noL!Spuissions, tous les mois, en cas d'urgence, réclamer. Réponse : Tous m~s ou.nicrs s~,·cnt qu'ils peuvent constamment, et 11011pas seulement tous les 11101s,prescntèr a leurs chefs de service ou à moi-même leurs r~clamations; je l'ai suOisammcn t répété. 5e demande : Aucun renvoi pour cause de grève ou de faits connexes. ,. Réponse : J'ai déclaré, des le début de la gr~ve, que cette question ne pouvai: .être posée et que je gardais ma liberté à cet égard. . M. Schneider affirme, en dépit des preuYes contraires, que le contrat du 2 juin a toujours été respecté, qu'il est indifférent aux manifestations politiques des ouvriers, mais que b manifestation du 14 juillet était dirigée contre l'usine et qu'aucune différence n'est faite entre syndiqués et non syndiqués. Alors que signifient les listes de suspec:s insérées dans le dossier des grévistes ou les noms sont suiYis de cette indication : « Syndiqué dangereLix. » Il se réserve, pour fait de greve, de renvoyer qui il Youdra. Sur tous les points, le contrat du 2 juin fut Yiolé. Ainsi, dans plusieurs chantiers l'augmentation de 25 centimes ne fut jamais payée (notamment à la mine pour les mineurs effectuant les travaux de roulage); dans d'autres, elle fut supprimée au bout de quelques semaines, puis les prix abaissés au-dessous de ce qu'ils étaient aYant la greve. Les frettes, par exemple, qui étaient payées 8 francs, ne sont plus payées que 7 fr. 50. Le dossier de greve est plein de faits • ,rnalogues. Voilà pour les salaires. ✓ Quant à la liberté syndicale, M. Schneider a montré en quel souci il la tient par son refus de recevoir la délégation de greve, si le secrétaire général du syndicat en faisait partie. Et l'organisation d'un vaste réseau de mouchards indique que la direction s'attachait à traquer les socialistes, voulant supprimer toute liberté politique. • Voilà les véritables causes de cette gd:ve, qui apparut des lors comme particulierement légitime. Au surplus, un rédacteur du Te111ps a interviewé, a défaut de M. Schneider, l'un de ses hommes de confiance, l'un des princ,ipaux. •
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