LA RE\'UE SOCIALISTE Apres l'cchec de la tentati\·e de conciliation, des propos1,1ons d'arbitrage ont cté faites dans 20 comités. Elles ont été repoussées 18 fois: 9 fois par les patrons, 1 fois par les ouYriers et 8 fois par les deux parties. Le recours à l'arbitrage n'a donc été accepté que 2 fois. Dans un cas, les arbitres ont simplement déclaré qu'ils n'avaient pu mettre d'accord les intéresse:,. Ils n'ont pas cherché a designer eux-mêmes un tiers arbitre et n'ont pas eu davantage recours au président du tribunal conformément a l'article 8 de la loi. En ajoutant l'arbitrage direct du juge de paix noté plus haut, on trouYe que le recours à l'arbitrage a mis fin à deux grèves, celle des tullistes de Saint-Quentin et celle des employés des tramways d'Alger. Nous avons donc 20 grèves terminées par la conciliation ou l'arbitrage : leurs résultats se décomposent en deux réussites et 18 transactions. En outre 2 différends ont été tranchés sinon par les comités de conciliation, du moins à la suite des négociations qui s'étaient engagées dans leur sein entre les parties. Ils ont abouti à r réussite et 1 transaction. Les 30 grcYes qui restent et dans lesquelles les tentatives de conciliation et d'arbitrage ont échoué se sont terminées par 3 réussites, I 5 transactions et 12 échecs. A coté des résultats dus à l'application de la loi sur la conciliation et l'arbitrage, 19 grè\·es ont été terminées à la suite de l'intervention des préfets et sous-prcfets (7), des maires (II) et d'un ingénieur pris comme arbitre (r). L'interYention des syndicats a en outre mis fin à 26 conflits. La grève du Creusot. - Dans le passage suivant d'une lettre de M. Schneider au Préfet, on trouYera à la fois les réponses de M. Schneider et les demandes formulées par le Comité de la nouYclle grèYe de l'automne : rrc Demande : L'application intégrale de vos promessesdu 2 juin en cc qui concerne les salaires. Réponse : L'application intégrale en a été faite rigoureusement depuis le 2 juin. Aucun fait contraire n'a pu i:tre établi. 2e demande : Qu'aucun de nous ne puisse être, comme précédemment, l'objet de dénonciations à l'occasion de manifestationspolitiques, comme, par exemple, celle du 14 juillet. Réponse : Je ne m'occupe pas des manifestations politiques de mes ouvriers : mais je ne puis considérer comme politique la manifestation faite le 14 juillet dernier, dirigée en réalité contre l'usine, et où figuraient des chars allégoriques accompagnés de chants injurieux.
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