La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

RE\'LE nE I.A PRESSE r1RA~GERE Yic; dans la cellule gcnninatiYc seraient contenus en germe tous les éléments de ses différenciations et de ses é,·olutions ultcrieures. Lutte pour la Yie, sélection naturelle, SL·lcctionsexuelle, influence du milieu, modifications spontanét:s, ne joucr.1i<.:ntqu'un rôle tout :\ fait s<.:condaire. Les conclusions logiques de ces théories, déduites p.ir Gio,.1nni Lerda, seraient que les conditions l'Conomiques, l'éduc.ttion, en génér.11les facteurs sociaux, ne jouent presque aucun rôle dans l'é\"Olmion des races et des peuples. Biologiquement, cel.1p:1r.1iat ssez exact. L'auteur propose quelqut:s objt:ctions tiri'.:esJe l'histoire, surtout de l'histoire Je l'Italie. Commt:nt expliquer cc qu'on appelle l.1décadence des peuples l.nins, si la molécule :incestralc fait tout? Les problèmes ,k la sociülogie sont résolus Je façon bit:n Jiflérentt: p;H les Jifîcrentt:s écoles .. \ qui cntt:ndre? Spenct:r, "L1rde, Durkheim, nous offrent des solutions presque opposées. \ïlfredo P:ireto fait remarquer que les JiYergences Je point de nit: d:ins l'.111alyscdes faits sociaux sont légitimes et n:iturcllcs. Le!>faits Je Li nature~\.'. sontils pas de mémt: ex.1mi11és.ides points Je nie différents par le méc;inistc, k physicien, le thermo-chimiste? Peut-étre :iur:1-t-011plus tard :iutant Je sciences soci;1lcs distinctes que de points dt: vue distincts. Pour le moment, le mieux l'St de g.uder le 110111 dt: sociologie i 1.1 scienct: qui tente l.1 synthése dt: Cl"SJiYerses théories et les combine a\"t:Cl'étude dt: l'é,olution des faih ri'.:eh. Rien ne préY.lllt contrt: les faits. On s'est be.1UCllUp réoccupl· .:e~tt:mps-.:i dt: Li psychologie dt: l.1 foule. Peut-~trc a-t-on méme abusé de l'.1111dees pt:uplc:-, Jc_1'.1mcde~ m.1sse-.considérées .:ommt: tout .'1 f.1itdisti111.:tLdSe l'.1me de" indi\'iJus qui les compost:nt. \". \li.:cli remet les choses :lll point. Les foules n.1tion.1lcs,le!>foules élc.:tl>r.1ks, lcs foules p.11lc1m:nt.lires, ks foules j udici.1rÎcs peu, t:nt, st:mbk-t i1,s' .rn1éliorcr .:0111 me du re~test:pn,crt ir, sous l'inrlucn.:e des condition\ intcllcctuclk5 et sncialcs de l'indi, idu. Le rôle des intclligen.:es émim·11t1:sct dt:s ,oluntés l'.nergiq11e\ n'est p:is non plus nég;igeablc. L'économie politique pure est une entité. L'homme économique n'existe p:1s.Cc qui ne \'l'.Utp.1sdire qu'il n'y ;1itpas une s.:icncc 111:1thénutique de l.i ri.:hessc. \l.iis cette sôencc ne coune qu'une portion de cc \'astc ch:imp d'obserY.1tions que désigne le mot économie politique ou plutôt économie so.:i;1k. L.1psychologie t:st .1s!>eizndifférente à la m:ithém.nique des rid1csSl'S. Elle peut fournir d'utiles données:\ l'économie sociJle au sens l.1rge. C'est l.1thl'.:scsoutenue p.ir Fr:incesco Coletti. Connais-toi toi-111\:me.Ce ,·ieux précepte doit 0trc élargi. En nous conn.1issant nous-1111:mese,n connaiss:int :\ quels facteurs sociaux, à quelles tendances egoï~tcs nées en partie de notre situ:ition économique, sont dues nos luttes actudles, nous réussirons pcut-0trc à nom

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