La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

REV~E OE LA PRESSE tTRA~G~RE 605 sait dans l'ancien Orient, en Grccc, ;1Rome, au Moyen-Age? \V. Cunningham, prenant pour exemple l'histoire Je l'économie sociale, montre sans peine que pour les Anglais et pour les autres nations modernes une grande Yaleur pratique s'attache a la connaissance non seulement de l'histoire moderne, mais de l'histoire du i\lloycn-Agc et surtout de l'antiquitc. -On a tous les jours affaire avec des peuples ou des individus, véritables cas de sun·iYance de cette antiquitc. On peut connaître indirectement leurs mœurs, leurs idées leur systcme éco- ' - nomiquc, avant de les aborder. Et cela par l'étude de l'histoire, qui n'est pas seulement une curiosité érudite pour les savants, mais une aide indispensable aux gouYernants et aux administrateurs. L'économie politique, dit R. \Vorrns, isole de tous les autres faits ceux qui sont relatifs a la richesse, la sociologie cn\'Îsage au contraire la personne humaine dans toute la complexitl'.: de sa nature organique. La prcmiere est donc une science abstraite, la seconde unl: science concrète. Soit, mais qüclle paune science abstraite est l'économie politique si le concours des mathematiques lui fait défaut! Et que serait cette science sans les travaux de quelques saY:ints isoles, les Cournot, les \\'airas, \\'iniarsh? D'autre part la sociologie, comme science concrète n'est qu'une vaste accumulation d'observations d'ou l'on peut dégager quelques généralisations empiriL1ues m:iis nulle loi. Quels rapports dcs lors entre les deux? Y. Tangora tente de définir ces r:ipports qui semblent bien être l':ibsorption de l'économie politique cbssique dans la sociologie. Singuliers rapports. La psychologie des peuples est en faveur. Il est L\cheu~ que sa nature soit de dégénérer fatalement Cil polémique internationale on même politique. E. Dernolins écrit la psychologie del' Anglo-Saxon, et c'est une di:itribc contre la Fr:ince à peine corrigée par la psychologie du Franç:iis qui suit. A. Fouillée donne une série de monographies sur la même psychologie des peuples, et c'est un plaidoyer à peine deguisc en faveur du peuple français, Cil général des peuples grécolatins. Ces études sont pourtant d'un gr:md intérêt; on se résigne à la polémique et à la partialité; c'est un mal inévitable; on retient les faits ·et les réflexions, quitte ù les soumettre à l'examen. \'itale Vitali, dans ses Eléments etlmiq11eset /Jisloriq11esdu cnraclère ilalie11, n'échappe pas à la loi commune. li estime les néo-latins, en particulier les Italiens et il dit: en ce qui concerne la constitution mentale, les Celtes purs ( et les Anglo-Saxons) ont peu de goùt pour les manifestations élevées de l'intelligence, ils sont d'ailleurs brachycéphales, sauf exception. Il n'en est pas de même des latins et néo-latins, si mêlés soient-ils; ce sont de vrais intellectuels dans le meilleur sens du mot; ils sont d'ailleurs, sauf exception, dolycocéphales. Le ton poll'.:miquc est évident. L'article est diriaé contre ]es Analo-Saxons. Et parmi les néo-latins même, il faut 0 0

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