5.18 LA REYUE SOCIALISTE LE RÊ'/E DE PIERRE DAVANTC 1> (Suite) XIII Pierre et ses clc\·es rcntrcrcnt a Paris a la nuit close. En sortant de la gare, gui, comme chacun sait, est construite sur l'emplacement de l'ancicnnnc Porte-Saint-Denis, ils se trouvcrent soudain dans une tumultueuse obscurité. - Oh! oh! murmura le Japonais. Ceci m'a tout l'air d'une révolution. - Ne nous séparons pas! cria Pierre d'une voix pressante. La caravane se groupa autour de son chef. Peu a peu, les oreilles s'accoutumaient au vacarme, et les yeux s'orientaient dans la penombrc de ce soir d'été. On Yoyait courir vers la gare et s'y engouffrer un grouillement effaré de femmes et d'enfants, d'hommes aussi. Pas un cri, cependant, ne s'élevait de ce troupeau en fuite devant le danger. - Ils ont arrêté les machines du secteur électriguc, dit quelgu'un tout prés de Pierre. - C'est ainsi guc cela commença, chez nous, il y a trente ans, fit Sounkala. - Mais, ici, il n'y a rien a commencer! s'écria le jeune interrogant. - Où sont-ils? fit une YOix. Est-cc gu'on les voit? Viennent-ils par ici? - On ne les voit pas, répondit-on. Mais on les entend. (1) Voir les numéros d1: juillet, ~oût, septembre et octobr1:.
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