LA CRISE SCD-AFRICAl~E 547 trechoqucnt. Cette fois, c'est apn'.:s la Haye. Pourquoi donc a-t-011 donné tant de fêtes an Vieux Dolen et à l'!Tôtcl des Indes, et ailleurs encore, dans la capitale sommeillante de'> Pays-Bas? Et pourquoi les l )lénipotentiaircs ont-ils concentré sur leurs ha\'ardaocs durant de ::, ' longues semaines, l'attention des Deux l lémi~phéres? Par exemple, les gouvernements sont tout ù coup sortis ck leur torpeur pour se ,\cmâncler s'il n'y a\·ait pas lieu, en présence des e\'énements, à grossir leurs armements maritimes. L'empereur Guillaume II l'a déclare sans vergogne et sans fard. Les circonstances lui apprennent que l'alliance étroite de l'Angleterre et de l'Union paralyse théoriquement toute protestation des autres pui~sances. Déj:\ lors du conflit hispano-américain, cette entente cordiale des 1\nglo-Saxons a prhcnu les inter\'cntions; aujourd'hui que ferait l'Allemagne, même si clic obtenait des concours, contre les cscadn:s du Royaume-Uni et de la Repnbliquc coalisées? Et la conclusion de ces intéressantes considérations, c'est que le gouvernement fédéral, au mépris de ses promesses les plus solcnncllcs, sollicitera ou exigera trente millions de plus et annuellement du Reichstag pour sa marine. Guillaume 11, d:111s on exposé des motifs, a même bien \'Oulu prévenir les Franç:iis et les Russes que, selon toute app,1rencc, leurs flottes seraient également augmentées. Acceptons-en le fkheux augure. L:1moralité de l:1guerre anglo-trans,·aalienne est Li. Elle se répercutera sur tous lc:speuples en annements et en s:icrificcs budgétaires. Quant aux considérations philosophiques, il sied de les laisser dans l'ombre. Cc siéclc de fer s'ou\'rC sur un autre siècle ,le fer oi.1 éclateront des guerres auprcs dcsqucJlçs celles du passé ne seront ,-icn. A quand le grand conflit entre la Grande-Bretagne et l'Empire Germanique? Que le socialisme se h:ite d'accomplir son ccu, 1T de dissolution et de reconstruction. PAL:I. LüL'JS.
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