La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

352 LAREVCESOCIALISTE giro11di11deu Parti Ouvrier Fra11çais, la seule organisation du païti socialiste dans notre département, est avec \'OUS, entièrement avec vous. - Le Manifeste Vaillant-Guesde est unanimement blâmé. - J'ai toutes les peines du monde à empêcher no.; camarades de se séparer brutalement du Parti Ounier Français. Dites à Millerand que nous applaudissons à son courage et que nous lui adressons nos vives félicitations ... A Bordeaux et dans Ioules les communes de la Gironde on approuve l'attitude de Millerand. » GABRIE,BLERTRANDm, on collaborateur a la Petite République, esprit clairvoyant, socialiste instruit, - il suffit de lire ses articles à la Petite Rip11bliq11e pour se convaincre qu'il marche pleinement avec nous. Du reste, il est un de ceux qui, sans s'arrêter aux raisons de tactique invoquées par Guesde et \ 1aillant, mena le bon combat, des le commencement de I 898, pour la justice et la Yérité dans l'affaire Dreyfus. SIAU\'E-EVACSY,rédacteur principal au Réveil du Nord et à !'Egalité de Roubaix. Siauve-Evausy, comme Gabriel Bertrand, n'hésita pas à suivre Jaurès, dans la campagne contre l'État-Major. li approuva nettement l'entrée de Millerand dans le cabinet ·waldeckRousseau et réfuta brillamment les sophismes du Manifeste dans lè Réveil du Nord, organe officiel du Parti Ouvrier Français. SiauveEvausy, d,1ns la circonstance, n'exprimait pas seulement une opinion personnelle, il était encore l'interpréte d'une foule de groupes socialistes du Nord, entre autres de la section de Caudry, qu'il représentait au Congrès d'Epernay et dont les membres avaient, dés le début de la crise, envoyé une adresse à Jaurès et a la Petite République. DELESSALLaEd,joint au maire de Lille, militant, dont les serYices rendus au parti socialiste ne se comptent plus. Il c'.:crivaiàt Jaurès, dans une lettre destinée à la publicité : « Quant a la question de l'entrée d'un socialiste au ministère, personne ne s'explique pourquoi elle n'a pas été tranchée par le Comité d'Entente, et l'on ne s'habitue pas à cette pensée que, pour une question de tactique qui n'a pas été l'objet d'une tentatiYe d'accord par une délibération commune, nous en arrivions a nous séparer d'hommes comme vous, aYec lesquels nous sommes e1, accord absolu sur notre essentielle doctrine ... >> PASTREd, éputé du Vigan (Gard). Ce citoyen a été élu, grâce à l'accord fait sur son nom, non seulement par tous les socialistes, mais encore par un gros de républicains, peut-être plus nombreux encore. Au reste, Pastre dut regretter devant le comité socialiste du Vigan les termes du Manifeste et adhérer a l'idée de l'Unitè socialiste. FERREROd,éputé de Toulon. Ferrero disait à Guesde, dans une lettre communiquée par son auteur a la Petite République : « Je ne puis laisser passer sans observations l'apposition de mon nom au bas

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