LA RE\TE SOCIALISTE l'ori<Tinc tend progressivement,\ faire place à un régime où la coopé- ::-, ' ...., r:nion soit fondée sur l'acceptation, par les indiYidus, des obligations d'un contrat de moins en moins tacite, de plus en plus explicitement consentie. Cc scr,1it une synthèse des sociétés politiques dans le temps. Pour éYiter des redites, nous nOLlSen tiendrons a cette dcrnicrc, nous réserYant d'emprunter,\ l'ethnographie les données qui sont de nature a faire quelque lumiére sur l'obscurité de la préhistoire. En abordant cette partie de notre etude, nous ne nous dissimulons pas la témérité de notre tiiche. Le champ de l'histoire et de la préhistoire est immense. L'inYestigation de ce Yastc domaine, malgré l'activité des enquêtes, est loin d'être terminée, si la quantité des faits recueillis de toute part est énorme. De plus, dans cet amas de documents accumules en si grand nombre et puisés a tant de sources, il en est de si obscurs qu'on est tenu, sinon au doute, du moins à la plus scrupuleuse réscrYc; d'autres ont une apparence capricieuse ou contradictoire qui :i première YUCdéconcc:rte, Est-il possible de raisonner aYec sùrcté sur tant de faits observes et obscrYablcs? Il ne faut pas ex,1gércr la Yaleur de critiques devenues banales. C'est surtout le détail que nous ignorons. L'ensemble nous est assez connu pour que nous entreprenions de montrer comment l'éyolution du régime de l'accord pour vine se manifeste dans l'éYolution des mœurs et des institutions de toute sorte. D'ailleurs, en considérant d'un point de vue trcs haut les sociétés l'.:voluant dans le temps et dans l'espace, nous croyons qu'on peut être spectateur des éYénemcnts dont l'importance est capitale au cours des âges et que l'œil n'est pas troublé dans cc cas par l'infinie variété <les perspectiYes. On a reproché aux sociologues de faire dire aux choses tout ce qu'il leur plaît ou tout ce qui est nécessaire à leur thèse. Ma:s, s'il n'est pas toujours possible d'assigner à un fait particulier ses naies causes, il y a des groupes de faits qui permettent des genéralisations plus sùrcs que les interprétations de détail. [lest plus aisé de tracer, pour ainsi dire, la courbe ou la ligne brisée qu'a suivie l'humanité dans sa marche que de discerner la raison suffisante de tel ou tel phénomcne a une époque donnée du passée. Si, pour juger du mouYement d'un corps, il ne suffit pas d'envisager cc corps à un seL1lmoment de la durée et en un seul point de l'étendue, il ne suffit pas 1101p1lus sans doute d'étudier les hommes d'un seul siècle ou d'un seul pays pour se rendre compte du chem111parcouru et trouver la voie oü la ci\'ilisation s'engage. Mais il y a des faits domi-
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