La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

1.\:\'0l.UTIO~ OE L'ACCORD POL"R 1.\ \ïE 335 tuant, si l'on peut s'exprimer ainsi, une sorte de fédéralisme: ù l'ét:it naissant. Mais, comme toutes ces sociétés n'ont pas d'histoire ou qm: cette histoire ne nous est point connue, notre essai de synthèse a dù nécessairement être présenté sous la forme d'une: sériation de:groupes, non dans le temps, mais dans l'espace. L'étude des sociétés humaines peut nous occupc:r :ll, contrain.: d'un double point de YUC. On pourrait d'abord ks considérer au 111ê111e moment de la durée, de nos jours de préf(-rcnce pour des raisons faciles à comprendre, et faire la renie des sociét..'.·sexistantes, qu'elles aient ou qu'elles n'aient pas d'histoire. On distinguc:rait des monarchies absolues, des oligarchies, des monarchies et des républiques parlementaires. Dans les monarchies absolues, le prince, directement ou indirectement, coordonne les forces de son empire en YUCd:e la prosp<'.:ritecollcctiYe, dont il se declarc seul juge. Dans les oligarchit.:s, un plus grand nombre de citoyens prennent part :1 l'exercice de la .souYeraineté, et il y a de cc fait progrès dans l'affranchissement de I;: liberté µe quelques-uns, sinon de tous. Dans les républiques :1 suffrage restreint et à suArage uniYcrsel et dans ks monarchies parlementaires, le pou,·oir de réaliser l'harmonie sociale est délégué par l\':lection, c'est-à-dire l'accord émant.: en principe de l'initiatiYe incli,·iducllc, ou,-riérc d':1utant plus activt.: que la durl'.:ede la mission temporaire confiée aux pouYoirs publics est moins longue et que les occasions de renouYeler les contrats sont cn cons(·qucncc plus nombreuses. En d'autres termes, la coopération imposée.: par un sc:ul dcYicnt en passant du premier de ces régimes :iux :1utres, de plus en pins ,·olontaircment consentit.:. Le gouvernement d'un homrnc deYicnt ensuite celui de quelques-uns, puis celui d'un<.: majorité. Tous d'aillc:urs ont recours, dans l'accomplissement de leur tkhc, à une force extérieure incarnée dans la loi et ils dt'.:légucnt k soin de fairL"n:spcctcr le~ prescriptions du code social :1des mand:itaires chargés de n.':primer les atteintes qu'on lui porte par l'application de pénalités diverses. On aurait, en proccdant de la sortt.:, une synthèse des groupes ethniques ou politique~ dans l'cspac<.:, analogue à la synthèse sériaire que nous avons exposee des sociétés animales. On peut, d'autre part, essayer une synthèse de l'éyo]ution sociale et politique des peuples qui ont un nom et une place dans l'histoire, c'cst-:1-dirc apres quelques inductions sur l'état préhistorique des societés et des gou,·crnements, les suivre dans leur marche, soit en considl'.:rant chacun de ces peuples en particulier, soit en se les représentant tous ensemble comme i,c formant qu'une seule société politique Ci1 Yoyage dans le temps. Alors, des despotics orientales aux oligarchies de la Grecc et de Rome, aux fédérations féodales et aux monarchies et républiques parlementaires, nous constaterions aussi que le régime de l'accord, irnpo é à ,,

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