La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LE TROISJÈME CO~GRÈS DES SY:SDICATS ALLDIAXDS 3 I 7 Hambourg, et il laissa entrevoir la possibilité de fonder dans peu d'années une Fédération des Caisses de Retraite. Ainsi l'idée semblait prendre corps déjà, en des germes de n'.:alisation. A la fin de la délibération, le but apparaissait dejà moins éloigné. Telles furent les délibérations de Francfort. Elles nous ont montré la classe ou\Tiere s'organisant pour améliorer sa condition dans la société présente, les organisations ouvrières, ne craignant pas d'entrer en contact avec les organisations patronales, aYec les institutions actuelles. Mais ce serait une erreur de conclure de là que les syndicats allemands abandonnent le terrain de la lutte de classe et s'éloignent du socialisme. « Le parti démocrate socialiste, a déclaré au Congres le Président de la Commission Générale des syndicats allemands, qui était en même temps l'un des présidents de l'Assemblée, est le seul parti qui représente, et représente énergiquement, ce que nous réclamons comme syndicats. Aussi n'est-il pas possible que nous ne soyons pas socialistes. Quatre ou cinq membres du groupe socialiste du Reichstag, différents membres de groupes socialistes de divers landtags assistent comme délégués à notre Congres. Cela n'indique-t-il pas quel est le sens de notre mouvement? » Et l'autre président du Congrès dit dans son discours de clôture:« C'est un fait que la très grande majorité des hommes actifs dans le mouvement syndical sont profondément convaincus qu'il n'y aura pas d'amélioration réelle dans la situation du peuple traYailleur, que l'injustice soçiale ne disparaitra pas, tant qu'on n'aura pas supprimé les racines profondes du mal et que l'organisation capitaliste n'aura pas fait place à l'organisation socialiste. » EpGAR MILJ-IALlD.

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