La Revue socialiste - 1899 - Tome XXX- vol 02

LE TROISll'.:~1E CONGRES OES SYNDICATS ALLE.\1ANl)S 3 I 5 l'intl'rêt de tous, et d'amener ainsi les diverses organisations à agiter elles-mêmes le probleme, dont elles dl'..-tcrmineraient dks-mêmcs la solution. Les traYailleurs allemands ont à un haut deo-n'.·le sentiment de ce t, qui entre dans les a.ttributions de tel ou tel de leurs groupements; ils ont une conscience tres nette de cc qni est de la competcncc <les organes de centralisation, et <le ce qui est du domaine des groupes particuliers. La Commission avait senti que le rôle du Congrl'..-sne pouvait être ici que de poser la question et d'affirm_cr des principes, que c'était aux diYers syndicats qu'il app.irtenait <leles appliquer. Elle estima qu'il n'ayait pas le <lroit de leur imposer, de sa propre ;rntorité, des charges. Et l'ordre du jour qu'elle.: soumettait à son ,·ote n'était rien de plus que l'expression d'une tendance générale. Les seules mesures pratiques dont clic lui <lcm.rnda l'adoption ctaient d'instituer une commission pc.:rmanentc chargl'..-ede s'occuper de la question et, le cas échéant, d'aidc.:rde ses aYis les syndicats dans leur effort pour amelion:r la condition de leurs fonctionnaires; d'autre part, de charger la Commission Gcneralc d'.1ccordcr, en cas de bc.:soin, son concours aux petites organisations, afin de leur permc.:ttrede mieux payer leurs fonctionnaires, et de ~•assurer ainsi ks sen ices de fonctionnaires plus capables. Tout n.11urellcment, ici encore, l'idée d'une assistance financière a,·ait é,·cilk l'idée d'un appel :1l.i Commission Générale des syndicats. Sur ces deux points, l'Asscmblèe fit dl'.s réserves. Les syndicats ne devaient-ils pas se montrer, par eux-mêmes, capables de \'inc? D'autre part, la constitution d'une commission spéciale répondait-elle à un besoin? Les mesures proposfrs ne forent pas adoptées. 1'1.iisil fut décidé que la Commission Gènéralc tra\'aillcrait :1la création d'institutions de mutualité permettant aux syndicats ,l'.1ssurer :\ leurs fonctionnaires le paiement de pensions et de retraites. li fut dccîdé, d'autre p,1rt, afin de stimuler les syndicats, qu'aYant la réunion du prochain Congres, la Commission Générale donnerait une nouYelle statistique des traitements de leurs fonctionnaires. Le but poursuiYi etait atteint. Aussi bien, da'i1s l'assemblée, le sentiment de Li comm1ss1on était-il le sentiment de tous. Ce n'est pas que l'on n'aperçut pas les difficultés pratiques que rencontreraient au moins certaines organisations. « Chez les typographes, fit obser\'er le délégué des garçons de restaurant, les hauts traitements des fonctionnaires ne représentent que 25 pfennigs (31 centimes) par tête; chez nous des traitements de 900 marcks (1,200 francs) et de r,448 marcks (1,802 francs)

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