LA REVUE SOCIALISTE paient des traitements plus importants. Parmi les fonctionnaires des métallurgistes (ï5,43I membres), trois sont payes 2,160 marcks: 2,690 francs; les fonctionnaires des maçons ( 60,175 membres), rcçoi\'cnt egalemcnt 2, r 60 marcks; enfin, l'organisation la plus riche, celle des typographes, qui compte 24,500 membres, a deux fonctionnaires payes 2,300 marcks: 2,875 francs, et un fonctionnaire paye 2,500 marcks: 3,125 francs. Quels étaient maintenant ks vœux formules dans k memoire de la Commission? Elle demandait d'abord que le traitement des fonctionnaires de syndicats fùt établi, d'une manière générale, d'après le traitement accorde, dans les \'illcs de plus 150,000 habitants, i un premier employé - issu de la classe ouvrière - de Caisse de Secours en cas de maladie (Orlskra11kc11l.-asse). Le traitement de début dcYait être ainsi d'cm•iron 2,000 marcks: 2,500 francs; le traitement maximum, atteint après huit ans de serYicc, était de 2,800 marcks: 3,500 francs. Tout fonctionnaire, après dix ans de ser\'icc ininterrompu, avait droit i une pension annuelle, payable i partir de l'àgc de cinquante ans ou plus tôt en cas d'incapacitc de tra\'ailler. Ccttl! pension devait être payée mcnsucllcmcnt, et d'a\'ance. Après dix ans de ser\'ice le taux de la pension était de 600 marks (750 francs), après quinze ans, de 900 marks (1,125 francs); après vingt ans de 1,200 marks (1,500 francs). La pension devait être payée même dans le cas d'une démission déterminée par des diYCrgcnccs d'opinion existant entre le fonctionnaire et le syndicat. Mais ces différents Yœux ne furent pas soumis à l'appréciation du Congrès; le rapporteur de la Commission ne ks formule pas. Aussi bien la Commission n'èstirnait-cllc pas que k Congres général des syndicats fùt autorisé à interYcnir, par l'adoption de semblables regles, clans la Yie intérieure des organisations particulières. « Nous ne clemanclons au Congres, dit le rapporteur, qu'une clcclaration. Nous lui demandons de déclarer qu'il existe dans cc domaine des abus qu'il est neccssairc de supprimer. Le Congres ne peut pas y porter remède, parce qu'il ne les connaît pas dans le détail, et que ce détail ne le concerne _pas. )) Parmi les causes de la triste condition des fonctionnaires des syndicats, l'une des plus importantes est « cette opinion répandue, « par sympathie pour les tra\'aillcurs ))' par les journaux bourgeois, et qui n'est malheureusement pas sans avoir trou\·é accès dans les milieux ounicrs, que ces fonctionnaires mènent aux frais des traYailkurs une veritable vie de dieux )). L'objet essentiel de la Commission était de ruiner cette legencle, d'attirer l'attention sur la question, d'éveiller
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