LE TROISIÈME CONGRÈS DES SY:-.IDICATS ALLDIA~DS 313 retraites, la Commission se plaça i un point de vue plus général encore, au point de vue <le l'importance chaque jour plus grande prise par le mouvement syndical dans l'ensemble de la vie économique. « Plus large .sera la mesure dans laquelle les organisations syndicales d'Allemagne seront contraintes, par le db·cloppement même des relations économiques, à se mêler à la vie économique de l'Allemagne, et plus difficile sera la t:khe de ceux qui auront à diriger les organisations et à représenter publiquement leurs intérêts. Or cette tâche ne pourrait être accomplie comme il conYient, si les syndicats n'étaient pas en mesure, l'.:tant donnée la place qui leur est attribuée ou imposée et les devoirs qui en sont la conséquence, de charger de la gestion de leurs affaires les hommes les plus capables. )> Ainsi s'élargissait la question, deYenue <le question vitale pour l'état desfo11ctio1111adireesy11dicnts, question Yitale pour le mouvement syndical lui-même, auquel cet état de fonctionnaires sert de support, mou\'ement représenté à son tour comme un facteur constitutif, chaque jour plus considérable, de la vie économique moderne. A quelles propositions pratiques ramenait-on ces vues générales? La Commission, dans son mémoire, sans ,·ouloir présenter un projet achevé relati,·ement aux traitements et aux retraites ,les fonctionnaires de s~·ndicats, proposait, pour fix<.:r les idées, quelques règles. Nous les ferons connaitre, afin d'éYiter que l'on ne se fass<.: une représentation exagéree des prétentions de ces derniers·. Et, afin que l'on puisse se représenter exactement la portée de ces revendications, nous donnerons un aperçu des traitements actuellement payés dans les divers syndicats. Il nous suffit pour cela de consulter les planches statistiques, établies par la Commission Générale, qui étaient insérées dans le mémoire. Que nous apprend cet examen.? Il nous montre qu'il existe une grande di\'ersité dans les traitements des fonctionnaires des di,·erses organisations. Certaines, les petites, celle par exemple des ouvriers des chantiers, avec 2,380 membres; celle des doreurs, aYec 1,050 membres; celles des barbiers (588), des pltissiers (512), des selliers et tapissiers (2,581), paient à leurs fonctionnaires des traitements de 100, 120, 180, 240, 260 marcks (125, 150, 215, 300, 325 francs); d'autres, plus importantes, accordent à leurs fonctionnaires de 1,500 à 1,800 marcks (les ouvriers des ports, 10,000 membres, 1,500 marcks: r,875 francs; - les brasseurs, 7,706 membres, 1,600 marcks : 2,000 francs; - les ouvriers en pierres, 10,000 membres, les charpentiers, 22,104 membres, r ,800 marcks : 2,250 francs). Enfin, les grandes organisations
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==