LA RE\TE SOCIALISTE leurs organisations, déclara <le son côté au commencement de son rapport l'orateur de la Commission, Rexhœuser, ces relations sont moins celles d'ouvriers:\ OU\'riers que d'ouniers à patron. » Et l'on s\:fforcc de montrer qu'ici encore, dans l'état présent, le patron, c'est l'exploiteur. Quels sont ceux, parmi les ouYriers syndiqués, que l'on place à la tète des syndicats? Ce sont, ce doivent être des ouvriers d'élite, « possédant non seulement l'expérience syndicale nécessaire, mais encore dans une certaine mesure des connaissances gcnérales ». Leur traYail est illimité : il faut travailler le jour, le soir, le dimanche ; il faut, au sortir du bureau, organiser des réunions, et partout, en tout temps, à tous, donner des renseignements.Qui se rend compte de tout ce travail? Qui se doute, parmi les collcgues, des recherches, des prfoccupations que représente cc service perpétuel d'information?« Et avec cela 95 °/o d'entre eux ne pensent-ils pas en saYoir plus que leurs fonction naires ! » Et quel est le traitement que les syndicats paient à ceux qui, pleins de dévouement, sans relâche, travaillent ainsi pour eux ? « lls pensent faire plus qu'ils ne doivent lorsqu'ils accordent à leurs fonctionnaires le sabire d'un ouvrier <le la profession, occupant une bonne place. » Tiennent-ils compte de la nature« spécialementqualifiée» du traYail de leurs fonctionnaires ? Nullement. Tiennent-ils compte de cc que« toute fonction a pour conséquence nécessaire une série de faux frais incontrôlables ? )> Non plus. Et cependant « pour le fonctionnaire lui-même comme pour sa famille, une certaine représentation extérieure est nécessitée autant par le syndicat mème que par diverses relations sociales. Ces relations, souvent imposées à l'individu, entrain~nt des dépenses dont la plupart ne sont pas sans importance. Cet inhitablc budget est-il mis en ligne de compte par le syndicat ? Peut-il être justifié au moyen de chiffres par le fonctionnaire ? Non sans doute. Et pour/a11t il existe, comme le sait tout fonctionnaire de syndicat. Son existence est un fait. N'est-ce pas un deYoir impérieux, pour les syndicats, dans la fixation du traitement, de prendre en considération de pareils faits? » « D'une rnaniérc générale, poursuivait le mémoire, il faudrait montrer combien les traitements actuellement payés par les syndicats sont loin de permettre une existence telle que celle qui est poursuivie par tous les travailleurs comme un minimum. Il est bien facile d'en trom·cr la preuve dans nos journaux, ou, pour le budget d'une famille d'ouvriers (de quatre ou cinq enfants), on cite comme répondant ù la n:\'cndication la plus modeste une somme que pas 1w rédacteur ou fonctionnaire de syndicat ne reçoit en Allemagne. » « Que de fois, observa de même le rapporteur de Ja Commission, un de nos
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