LE TROISIEME CO~GRÈS DES SYNDICATS ALLEMA~DS 299 tion. Pour que l'institution puisse fonctionner, il faut disposer de ressources importantes. Segitz fit connaître l'état des dépenses du Secrétariat de Nuremberg depuis la fondation: en 1894-95, 3,500 marcks (4,375 francs); en 1895-96, 4,935 marcks (6,169 francs); en 1896-97 (en q mois) 7,2 Ir marcks (9,012 francs); en 1898, 8,055 marcks ( ro,068 francs). • Mais pour que l'institution fonctionne bien, les ressources financières ne suffisent pas : il faut des hommes instruits et capables. « Aussi avantageuses ces institutions peu,·ent être pour les travailleurs lorsqu'elles sont bien conduites, aussi funestes elles peuvent devenir si les renseignements donnés sont inexacts, si le Secrétaire ne possède pas l'expérience nécessaire dans le domaine du mouvement des salaires, s'il n'a pas l'instruction que suppose la néœssité de correspondre avec les fonctionnaires et les tribunaux, s'il n'a pas le sentiment profond de sa responsabilité. » Mais ces réserves faites, il ne semble pas que le Congres puisse refuser d'exprimer sa sympathie aux Secrétariats Ouvriers, à encourager leur activité. A cc titre, Segitz lui demanda d'ouvrir aux Secrétariats Ouvriers, pour leurs communications, les colonnes de la Correspo11da11cdee la CommissionGé11érale. Ainsi les traYailleurs ser:lient instruits des faits les plus importants touclunt la Yie sociale ou la juridiction sociale venus a la connaissance des Secrétariats, ainsi les divers Secrétariats seraient mis au courant des décisions, jugements, arbitrages particulièrement importants connus de l'un <l'entre eux. Comme base de discussion, le rapporteur soumit à l'assemblce la résolution suivante : « Le Congrès des syndicats estime que les Secrétariats Ouvriers marquent un progrès important dans l'organisation ouvriere et exprime toute sa sympathie a ces institutions. Toutefois il met en garde les camarades contre une trop grande h:ite a fonder des Secrétariats Ouvriers et recommande aux cartels de syndicats des di verses localités de ne procéder a la fondation d'un Secrétariat que lorsque la base financière de cette institution, toujours coûteuse, paraîtra assurée. Le Congrés déclare qu'il est nécessaire que les Secrétariats Ouvriers entretiennent des rapports aussi étroits que possible avec les Syndicats et établissent leurs plans de traYail en conséquence. Si, pour s'adresser au public, les Secrétariats Ouvriers ont besoin d'un organe, la Correspo1ufa11dceela Co1J1missioG1é111érale sera à leur disposition. » En même temps que sur cet ordre du jour, le Congres des syndicats aYait à se prononcer sur une proposition déposée par le Conseil de la Fédératio11des Mi11eset des Forges qui lui demandait davantage. « La Commission Générale devait, aux termes de cette proposition, provoquer, quand c'était possible, dans les régions de grande industrie •
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