LA REVUE SOCIALISTE Darmstadt; comment dans d'autres villes, Breslau, Halle, Gœrlitz, Posen, Dusseldorf, Zv,rickau, Krimmitschau et Kassel, les camarades se proposaient de fonder des secrétariats; comment les associations ouvrières libfrales . et catholiques étaient entrées dans la même voie. Enfin, <lit-il, dans une trentaine de villes, sur les indications données par le Secrétariat de Nuremberg, des bureaux de reuseig11ernents ont été établis. « Un camarade, à qui l'on a voté quelques subsides pour se procurer des livres, donne le soir dans un local déterminé des renseignements aux ouvriers. >> Après avoir montré le besoin auquel répondent les Secrétariats Ouniers, après avoir exposé leur programme d'action et d'étude, leur origine et leur état présent, le rapporteur Segitz étudia la question de leurs rapports avec le mouvement syndic;!. « Cc sont les ouvriers syndiqués, dit-il, qui servent de support à ces institutions; ce sont eux qui subviennent à presque tous les frais d'organisation et d'entretien. Et cependant les Secrétariats Ouvriers ne font pas partie intégrante des syndicats, ils ne reçoivent des caisses des syndicats de subsides d'aucune sorte; ils ne sont placés sous la surYeillance, soumis à la direction ou aux décisions d'aucun syndicat et n'exercent eux-mêmes aucune influence sur aucun syndicat. « Cette indépendance réciproque, ajouta Segitz, doit être maintenue à l'avenir. » Elle doit être maintenue parce qne l'objet des Secrétariats Ouniers est essentiellement différent de celui des syndicats; elle doit être maintenue parce que, tandis que les syndicats doivent s'interdire toute préoccupation politique, les Secrétariats peuvent être amenés à formuler des projets de loi, à adresser des pétitions aux pouvoirs publics et législatifs, à s'occuper d'affaires publiques. Mais cela ne veut pas dire que d'étroits contacts ne puissent et ne doivent s'établtr entre les Secrétariats Ouvriers et les syndicats. « Les Secrétariats ne sont pas des institutions publiques, mais des entreprises privées. >> Par suite les syndicats et les congrès de syndicats penvent exprimer leur sentiment sur ces institutions, '.porter un jugement sur leur fonctionnement, critiquer leur activité. Quel sentiment exprimera le Congres? Invitera-t-il les travailleurs a donner leur concours à ces institutions? Déclarera-t-il voir en elles le complément nécessaire de l'organisation syndicale? Les Secrétariats Ouvriers existent depuis trop peu de temps, dit Scgitz, pour que l'on soit autorisé à se départir d'une grande réserve dans l'appréciation qu'on en fera. A ceux qui se proposent de fonder les nouve:lllx Secrétariats, le Congres doit recommander la circonspec-
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