29-1- LA REVUE SOCIALISTE LE TROISIÈME CONGRÈS DES SYNDICATS ALLEMANDS Cr) (Fin) LES SECRÉTARIATS OUVRIERS Nous avons vu comment le Congrès, frappé du défaut d'application des lois ouvricrcs autant que de leur insuffisance, a cru devoir étendre les attributions de la Commissio11générale des syndicats en lui ouvrant le domaine de la législation sociale; nous avons YU comment il lui a donné la mission à la fois théorique et pratique « d'éclairer-les ouYriers, par des publications appropriées, sur la signification de l'assurance des ouvriers par l'Etat et sur les élections des délégués ouvriers aux institutions relatives à l'assurance ouvrière, et de diriger toutes les élections de cc genre pour lesquelles il paraîtrait nécessaire d'agir d'un point central ». Cela nous suffit pour comprendre le grand intérêt et la très vive sympathie qu'il a manifestés à une institution, de date récente dans le mouvement ouvrier allemand, dont l'objet essentiel est de faire valoir les droits des travailleurs : je veux parler des Secrétariats Ouvriers ( 2 ). Nous essaierons de faire connaître cette institution d'après le rapport qui rut prononce par le député Segitz. Le député Segitz, ouvrier métallurgiste, était l'un des fondateurs du premier Secrétariat Ouvrier d'Allemagne, du Secrétariat de Nuremberg, et dès le début il aYait été investi des fonctions de Secrétaire. (r) Voir les numeros de juin et de juillet. (2) Cf. Paul Fauconnet, Les Secrétariats Ouvriers en Alle111ag11e, dans h: ,\tfouvement Socialiste du 1 S août 1899.
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